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13/12/2012

Bienvenu dans mon volcan

Par chez moi ces temps-ci, ça bouillone, ça frétille, et même ça explose. J'ai un volcan en moi, qui dort toute la journée, absorbant le stress de 6 ados débordants d'énergie. Mais le soir, le volcan est à chaque fois au bord de l'implosion. 

Les choses ne sont pas reluisantes alors: stress, précipitation, difficultés à gérer les préparatifs du repas et les demandes d'attention de ma fille, cris de maman, frustration de ne pas pouvoir prendre du temps pour moi, larmes de ma fille quand elle sent le stress... Peu à peu la vapeur monte, et je n'arrive plus à gérer sans m'énerver, transformant la soirée en bataille contre le stress. Des fois aussi, je suis face à une situation compliquéé, et plutôt que prendre le temps d'y réfléchir, je m'agite, je stresse... Pourtant au niveau du boulot, une situation complexe serait gérée calmement.

En fait mon volcan interne se tient tellement calme au boulot, que le soir, il ne sait que gronder. Ajoutons à ça un peu de génétique, grâce à ma mère, qui est un volcan particulièrement productif, et m'a transmis ce caractère sanguin. 

Mais, c'est décidé, je vais mettre un peu de glace dans mon volcan et respirer un grand coup, quand je sentirai les vapeurs monter, même si c'est plus facile à dire qu'à faire.

Et vous, plutôt feu sous la glace ou glace sur le feu? Vos conseils sont les bienvenus!

13/09/2012

Leçon de conduite humide à souhait

Pour moi, être adulte nécessite un boulot, un appart et un permis. Et justement, le permis était manquant à l'appel. Donc je me suis lancée malgré ma mini phobie de l'autoroute, des voies à double sens et des chauffards.


Donc hier, j'ai pu avoir ma première vraie leçon de conduite. Chanceuse, j'ai hérité d'un moniteur très sympa. On se met en route, lui les pédales, moi le volant. Tout va à peu près bien, sauf qu'il faut prendre des angles à 90°C et donc faire un  truc étrange, chevaucher, laisser glisser, sans bloquer. Résultat: je ne maîtrise pas le geste, je me fais des frayeurs, je pleure...

Gentil moniteur m'emmène sur un parking pour me faire faire des 8, mais là c'est le DESASTRE: ne visualisant pas correctement la trajectoire, je fais donc n'importe quoi, et pleure encore plus. Heureusement que le moniteur était cool, sinon je n'ose imaginer le désastre. On a quand même fini l'heure avec moi au volant, et le retour c'est mieux passé, j'arrivais à garder de bonnes trajectoires. Mais mes yeux ce matin étaient assez affreux.


Dis, mademoiselle, comment tu fais pour pleurer de manière aussi glamour? Où sont la morve, le visage tout rouge et les bruits de gorge?

Et puis mon moral ne va pas mieux. Je me sens nulle d'avoir pleuré, de paniquer autant. J'ai l'impression d'être face à  un Everest insurmontable, quelque chose que je ne peux pas maitriser. Je n'ai pas envie de claquer une somme énorme pour ce permis qui me semble bien loin, parce que je mets trop de temps à assimiler une petite manoeuvre. Et j'ai aussi la crainte de l'accident qui peux arriver quand je conduis ou plutôt essaie de conduire. Je me sens en difficultés, nulle, face à cette chose qui semble si simple à tant de monde.

Pour l'instant, j'ai payé 5 heures et j'ai programmé 20 heures jusqu'en octobre, donc je vais un peu me laisser le temps de progresser, en m'écoutant quand même. Car si ça vire au drame à chaque fois, est-ce vraiment fait pour moi?

Et vous, ce permis, drame ou bonheur?

07/07/2012

De la difficulté d'être une maman zen

Etre maman, ça ne s'apprend pas, ça se vit. On sort un bébé de son ventre (ou on en adopte un) et roule ma poule, faut se lancer. Facile, non?

Je vais vous avouer que pour moi, miss no confiance en soi, cette responsabilité de maman est parfois bien lourde. Je regarde toujours ma Chose, pleine de doutes: et si je ne faisais pas bien? Est-ce que là j'en fais trop? Pas assez?

Mère anxieuse, je le suis depuis la grossesse et je le suis restée. Les signes de handicap que je guette, comparer la Chose avec les autres bébés que je croise, faire des recherches sur le net... Je suis une stressée du développement psycho-moteur.

En plus, la Chose ne marche toujours pas, s'approchant de plus en plus des 18 mois (d'ailleurs la position assise a aussi été acquise à tout juste 9 mois). Et du coup je me triture les méninges. Et je guette aussi son poids, pas bien gros, du coup quand elle fuit les purées, je me prends à nouveau la tête, m'énervant même parfois 2 minutes avant de me reprendre. J'oubliais sa diffiulté à se séparer de maman, qui là aussi est source d'inquiétudes.

Il m'est alors diffiicile de ne pas tourner en rond et d'embêter l'Homme avec mon stress. Compliqué aussi de faire face aux remarques de l'entourage, et à ne pas monter sur mes grands chevaux au moindre mot. Heureusement, l'Homme sait m'apaiser, me rappeler d'avoir confiance en notre fille, d'attendre patiemment que le déclic vienne.

Le pire, c'est que si une autre maman avait les mêmes doutes que moi, je la tranquiliserais bien vite. Mais, moi, c'est inévitable, je n'arrive pas à être zeeeeeeeen!