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09/09/2012

J'ai testé pour vous: le sentier pieds nus (avec chevaux fous)

Parce que je suis une folle risque-tout, j'ai tenté le combo fou: sentier pieds nus, personnes handicapés, animaux en furie!

Je vous fait peur et vous vous demandez ce que j'ai bien pu prendre comme substances illicites? Je passe aux aveux: avec les jeunes dont je m'occupe, nous avons fait une sortie par ici.

A ma gauche nous avons donc un sentier pieds nus, avec reliefs, différentes textures de chemin (boue, gravillons, sable...), montée, descentes... A ma droite, nous avons 6 ados handicapés mentaux, avec lesquels nous travaillons la gestion des émotions, la socialisation, l'endurance, la motricité, l'ouverture sur le monde...

C'est bien beau tout ça, mais en pratique ça signifie surtout que ces jeunes ont besoin de tout notre accompagnement pour faire ce chemin, à leur rythme, avec leurs chaussures si besoin. Pour eux, les sensations et le plaisir étaient bien présents. Par contre, pour nous, assurer leur sécurité fut bien prenant, on s'en doute.

Tout se déroulait assez bien mais c'était sans compter des invités surprises: des chevaux têtus et Charlie, la chèvre folle! Ces fous d'Allemand ont placé leur chemin au milieu d'un troupeau de chevaux, et nous avons donc dû traverser un attroupement de canassons!!! Alors que tous les autres visiteurs traversaient sans souçis, les jeunes étaient effrayés, tendus, presque énervés.

Heureusement, des jeunes filles du club d'équitation sont arrivées et après quelques explication en allemand rouillé, elles ont accepté d'éloigner les chevaux. Nous n'étions pas tirés d'affaire pour autant, puisque Charlie la chèvre folle est entrée en scène, et a commencé à vouloir donner des coups de cornes! Un des jeunes a été frolé par la chèvre et, manque de pot, c'était le jeune le plus émotif!

Pendant que mes collègues ont mis tout leur savoir-faire pour le rassurer, j'alpaguais une autre allemande en la suppliant d'enlever cette maudite chèvre. Elle était pas trop motivée, mais je n'allais pas la laisser partir sans sa chèvre. Enfin, nous pouvions tous nous éloigner de ce troupeau funeste.

A la fin du parcours, je suis quand même allée raler un bon coup auprès des gérants du parcours par rapport au danger potentiel de ces animaux, surtout face à des ados handicapés. Mais, la responsable a pris ma remarque par dessus la jambe. Une chose est sûre, on ne nous y reprendra plus!