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14/05/2014

Une bonne mère?

Seule la journée avec une Chose débordante d'énergie et un Champion plein de besoin, je gère, comme je peux. Depuis le 5 mai, que mon homme a repris le boulot, ça va. Personne n'est passé par la fenêtre, et j'arrive à partager des moments sympas avec mes rejetons.

Mais, parfois, je me demande: est-ce que je m'en occupe suffisamment bien? Il faut dire que je lis beaucoup sur l'éducation. Maternage proximal, bienveillance, éducation positive, écoute... Tous ces termes me parlent, c'est ma philosophie.

Je sais tous les dégâts du laisser pleurer. Sauf que, quand il faut habiller la Chose, je dois laisser pleurer Champion. Ces 5 minutes ne le tuent pas, mais en même temps, je culpabilise, influencée par tous ces textes qui expliquent combien les pleurs longs sont difficiles pour un nourrisson.

Je suis convaincue qu'une petite fille de 3 ans a besoin d'écoute et de discussion. Mais, parfois le Champion et/ou moi, avons besoin de calme. J'envoie alors ma fille autoritairement jouer dans sa chambre, sans explication ou négociation. Puis, je culpabilise.

La mère parfaite en moi me juge durement. Mais en même temps la mère réaliste sur mon autre épaule, me rappelle que je fais comme je peux. Aucune mère n'est parfaite, ce n'est pas/plus mon ambition, juste d'être une mère suffisamment bonne, Winnicott serait fier de moi!

Et vous, la dualité entre la volonté de mère parfaite et la réalité du quotidien, ça vous parle?

ps: merci pour vos conseils: vendredi petit rendez-vous chez la psy de la réanimation néonatale.

18/03/2013

Questions éducatives

L'enfant une fois sorti plus ou moins dans la douleur, commence le difficile parcours de l'éducation. Pas simple, puisque l'enfant est livré sans manuel.

Y a bien sûr les bouquins, les proches et Internet. Tous ça bouillonne autour de nous, mais sans jamais s'accorder, ce serait bien trop simple. Dur de placer le curseur entre "laisse le pleurer" et "non jamais une seule larme pour ton pauvre enfant", entre "ne laisse pas ton enfant faire ce qu'il veut" et "la frustration n'est pas bonne pour ton enfant".

J'ai tendance à lire beaucoup en furetant le plus possible sur le net. Le seul souçis c'est que ça me rend nerveuse. A chaque remarque ou position éducative, je réfléchis dix fois dans ma tête si j'ai bien fait, bien dosé, si je ne risque pas de la traumatiser. Comme quoi trop d'infos peut un peu tuer la confiance en soi.

Je me décide donc peu à peu à me faire confiance à  MOI et à l'HOMME (qui lui se prend beaucoup moins la tête que moi). Je suis contre la tape sur les doigts/fesses/joues ou tout autre zone du corps. J'ai fait une fugue lorsque mon père m'a donné une claque et ma mère hurlait et me donnait des claques, ce qui n'a pas été très facile à vivre et a induit faible confiance en soi et grosse émotivité.

Par contre, je pense qu'il faut des fois marquer le coup. Donc quand la Chose fait une bêtise, on se met à sa hauteur (copiright Super nanny (on a les références qu'on peut)) et lui explique. Quand la bêtise se répète, on  l'invite à aller au coin. Celui qui l'a mise au coin l'invite à revenir au bout de quelques temps, en  se "réconciliant" avec un bisou et en réexpliquant pourquoi elle est allée au coin.

Pour l'instant ça marche plutôt pas mal, même si, vous vous en doutez, le "terrible two" n'a pas encore commencé. Là où on est moins efficace, c'est dans le domaine du dodo. Impossible parfois de faire dormir la Chose dans son lit et là, après quelques tentatives, la nuit se finit dans notre lit, l'Homme sur le canapé (puisque la Chose a tendance à beaucoup bouger et qu'il a le sommeil très léger). Heureusement ce n'est pas trop fréquent.

De votre côté, vous arrivez à y voir clair dans tout ça? Ou c'est le brouillard comme pour nous parfois?