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08/10/2012

Une formation riche en goûts et en vécu

Je vous racontais dernièrement que j'étais en formation pour le boulot. Cette semaine a été très riche pour moi. J'y étais pour apprendre la remédiation cognitive. Oui, je sais l'intitulé est lourd et indigeste et vous devez vous dire qu'est-ce qu'on peut bien avoir à en faire de ce truc?

Sache lectrice ou lecteur qui s'apprête à fermer la page, que l'éducation cognitive, tout enfant de maternelle en fait: ils apprennent à trier, classer, ranger dans l'ordre... Mais le plus important, c'est qu'ils comprennent comment ils font, et pour cela j'ai pu apprendre des tonnes d'exercices pour leur apprendre et leur apprendre à comprendre. Car s'ils ne comprennent pas, ils n'arriverons pas à apprendre à lire, compter, et tout le reste.

Bref, c'est de cet enchaînerment, de cette apprentissage de la réflexion, que tout jeune enfant a besoin. Et pour cela, toi parent, tu peux l'aider, en lui demandant sans cesse comment il a réfléchi, comment il a trouvé la réponse, et surtout de tirer parti de ses erreurs, presque plus importantes que les réponses justes. Bien sûr je ne m'occupe pas de maternelles mais d'ados handicapés mentaux, mais en pratiquant ses exercices, je peux aussi leur permettre de peu à peu comprendre, progresser. 

En plus de ce bagage théorique, la formation a été très enrichissante car elle réunissait tout un panel de professionnels variés (profs spécialisés, éducateurs, aide médico-psycho) avec qui on a pu comparer nos expériences professionnelles et interrogations. Ce pas de côté est indispensable dans le boulot d'éducateur.

Enfin, petite particularité de notre groupe: nous nous retrouvions entre filles, excepté un formateur. Je faisais figure d'alien: 25 ans, un mari et un enfant! Tout ça, déjà! C'était donc l'occasion de beaucoup de discussions, et nous, petite communauté de femmes qui se sont rencontrées par hasard, nous avons pu discuter de notre vécu de femmes. Une qui a allaité jusqu'aux un an de son fils, l'autre qui se posait la question de faire un enfant et du poids que cela supposerait sur son quotiden. Ca faisait du bien de partager nos expériences, de voir comment chacune voyait les choses.

Et puis, pendant cette formation, le boulot financant les repas, nous avons pu cumuler les restaurants nous gavant à souhait, surtout les meilleures lasagnes au saumon de toute ma vie!!!

 

21/06/2012

La supervision des parents

Chez nous, au boulot, on a un truc sympa chaque mois, c'est la supervision. Avec une psychologue et mes collègues, on met sur le tapis tous nos petits doutes et grandes questions sur les jeunes dont on s'occupe.

Pratique et instructif, quand on ne comprend pas pourquoi Gudule est en colère tout le temps ou qu'on cherche des idées pour motiver Alphonsine à s'ouvrir aux autres. Bref, on discute entre pairs de notre expérience à propos de Gudule et on voit ensemble qu'est-ce qu'on peut faire pour améliorer la situation.

Et là vous êtes en train de vous dire: oui et alors? Elle nous embête Working Mom, à toujours parler boulot!

Sauf que si on réfléchit, les blogs et les forums (oui, je fais mon coming-out, j'ai vécu une brève passion avec Doctissimo pendant ma grossesse), ne serait-il pas aussi utilisés comme mode de supervision?

Qui n'a jamais posté un article pour exposer un soucis avec Jacquot qui refuse de manger et qu'on ne sait plus par quel bout prendre le problème? Qui n'a jamais répondu pour soutenir la maman de Jacquot, en la conseillant ou juste l'écoutant?

En cette époque, où on ne peut plus forcément compter sur les anciens de la tribu et la culture orale, Internet devient notre place du village, notre lieu de supervision.


Ce défouloir permet aussi d'éviter de beaux pétages de plombs. On se sent moins seul, quand Jacquot a jeté son assiette par terre pour la 10ème fois cette semaine! On partage ça avec d'autres, on décrypte le problème et on en rit. On dédramatise, en voyant que d'autres partagent la même chose.

Alors à vos claviers, supervisez moi tout ça!