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28/11/2014

Des nouvelles fraîches

Oulala ça sent la poussière par ici... Pour être franche avec vous, depuis le 4 mars 2014, mon ordinateur est resté dans un coin, juste allumé une fois par mois pour faire la déclaration de l'assistante maternelle.

Ma vie de maman de 2 enfants m'occupe, voir me prend en otage. Travail très prenant (jeunes en crise au quotidien), Homme en arrêt pour une fracture à l'épaule, Chose en demande, Champion qui ne peut vivre sans les bras nuits et jours, rééducation du Champion...

Des fois je me demande comment je tiens, et quand les m... s'arrêteront. Malheureusement, pas le temps de s'écrouler, je gère comme je peux, mais certains dommages collatéraux montrent bien que la mule est trop chargée: grosses engueulades avec l'Homme, oublis fréquents, diverses douleurs musculaires dues au cododo avec une position figée, moments de spleen.. Bref, c'est dur, mais il y a quand même de bien beaux moments, et mes enfants me font oublier les épreuves par leur sourire.

Le Champion va bientôt avoir 9 mois, et ça fait d'or et déjà plus de temps en-dehors de mon ventre que dedans. Ce n'est plus aussi dur que les 3 premiers mois, mais je sature parfois de la présence constante qu'il exige. Prendre un bain, taper cet article, aller aux toilettes, manger, dormir... Tout est compliqué, voir impossible. J'ai parfois la tentation d'envoyer bouler tout le monde pour avoir de nouveau une vie, mais je me fais une raison en me disant que je ne suis pas seule dans mon cas et que ça passera un jour.

Nous avons intégré dans notre vie les souçis de Léo, et je m'étonne parfois de trouver normal les séances de kiné, les rendez-vous à l'hôpital ou les dossiers MDPH. Champion évolue sans cesse, mais le retard est certain, pourtant je n'arrive pas à me dire que mon fils est handicapé et au fond de moi je crois encore que nous sortirons encore de tout ça sans séquelles, juste avec de mauvais souvenirs...

Les mauvais souvenirs ne m'empêchent plus de m'endormir le soir. Merci la fatigue! Et aussi une remarque pertinente de l'Homme: au lieu de penser au passé difficile, pense au chemin parcouru! Je me prends des grands moments de tristesse, par contre en voyant une femme enceinte ou un bébé sans souçis...

Voilà où nous en sommes, tranquillement nous construisons notre jeu avec les cartes que la vie nous a donné...

26/05/2014

Et les autres dans tout ça?

Champion a eu une naissance tumultueuse, comme tu le sais. Heureusement, nous ne sommes pas seuls. Le soutien des proches est essentiel dans ce parcours. Voir BIchette change les idées, et craquer un bon coup auprès de Georgette fait un bien fou...

Mais en meme temps, les proches, des fois on s'en passerait bien. Par exemple, ma mère, option dépressive anonyme. Quand j'entends les larmes dans sa voix, je nuance mon discours, je fais comme si ma vie c'était Disneyland. Pourtant, j'aurais bien aimé m'épancher, dire combien le début des séances de kiné m'a fait comprendre que le Champion avait vraiment besoin d'aide. Mais non, avec plusieurs membres de la famlle, je positive, parce que consoler d'autres personnes que moi, ça me parait impossible!




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Mon fils va chez le kiné sinon il pourra pas bien bouger normalement, mais c'est géniaaaaaaaaaal! On a trop de la chaaaaaaaaance!




Les optimistes exacerbés sont pas forcément mieux: ils regardent le Champion et déclarent mordicus qu'il est parfait, qu'il n'aura rien. Tiens, prend ça dans ta tete, tout le parcours de réanimation, ton enfant sédaté, c'est rien, et c'était pour rien. Malheureusement, avec ces paroles rassurantes, ils essaient souvent de se rassurer eux-meme.

Et puis, t'as les conseilleurs en tout genre: alors il fait ses nuits? T'as essayé de le laisser pleurer? De lui donner un biberon? Et puis si t'es tellement fatiguée, laisse le à son père et va voir ailleurs... Et puis,il pleure quand meme beaucoup ce petit et si , et puis et puis...

Et j'oubliais l'ultime pied de nez de Monsieur le Champion, on est chez la psy, je pleure un bon coup en racontant mes difficultés, et monsieur le Champion a dormi pendant une heure, serein dans son écharpe! Je te dis pas comme j'avais l'air d'un peu exagérer!!!

(J'ai l'air un peu sombre comme ça, mais en fait on se comprend de mieux en mieux avec le Champion. Il est toujours crampon, mais les pleurs inexpliqués ont disparu, au profit des sourires. Et les nuits, sont toujours entrecoupées mais moins et il se rendort vite. Là on sort juste de 3 jours de nuits et journées rhume, avec fièvre jusqu'à 40 pour bébé et une Chose hyer grognon, donc la fatigue et le stress engrangé me pourrit un peu l'humeur et j'ai envie d'envoyer tout le monde bouler)

13/04/2014

Ma fille est devenue grande soeur

J'ai fait tagadak boumboum et 8 mois plus tard, shazam, le Champion a débarqué et j'ai accouché d'une grande sœur. Les quelques péripéties de la naissance du Champion ont fait que je n'ai pas tout de suite vu la Chose, et quand je l'ai revue, ce fut expéditif.

Du coup, je n'ai pas eu cette étrange impression que ma fille était devenue une géante. Je l'ai eu sur le tard, au retour à la maison, en lui changeant la couche après avoir changé celle du Champion. Une terrible impression d'anachronisme en voyant ces fesses de la taille de la tête du Champion. 

J'ai longtemps été une maman poule avec la Chose, mais les soucis de cette grossesse m'ont forcé à déléguer à l'Homme, qui s'est débrouillé comme un chef. Maintenant, nous sommes très occupés avec le Champion, qui est un bébé à bras qui dort mal et en plus semble embêté par un RGO. Du coup, nous sommes fatigués, et souvent très occupés. Il est parfois difficile de ne pas oublier la Chose dans le quotidien, et heureusement que la nounou la prend en charge la journée.

Car le soir venu et le week-end, on se retrouve face à une équation compliquée: qui prend en charge la Chose en recherche de repères et qui s'occupe du Champion en manque de contacts? Tout en gardant patience et sourire, alors que parfois on a juste envie de partir loin sur une île déserte pour dormir.

Bref, je suis bien frustrée de bacler les temps avec la Chose, qui nous le rend bien: elle a du mal à grandir et tient mordicus à ses couches, et se plaint fréquemment de maux de ventre, quand elle voit que son petit frère reçoit des médicaments. 

L'équilibre va revenir un jour j'en suis sûre, mais jusque là la fatigue se fait sentir. Et vous, comment avez vous géré l'arrivée d'un deuxième ou troisième?