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16/05/2013

Ces enfants qu'on rejette de partout

Nous sommes dans le pays des droits de l'Homme, pays de la liberté, de l'égalité et de la fraternité. A ce titre,  chaque année des enfants et adolescents tentent leur chance et traversent les frontières pour s'abriter chez nous, partir loin de la guerre, de la faim, de la misère...

Ils ne sont pas la vague de migrants sanguinaires dont certains font leur choux gras, ils sont environ 6000 sur le territoire national, une goutte d'eau à l'échelle de la population fraçaise. Le soucis qui embête bien les politiques, c'est que nos si beaux droits de l'Homme les obligent à prendre en charge ces jeunes au titre du droit de l'enfant.

Du coup ils font tout pour se renvoyer la balle: les faire voyager de  départements en départements, leur faire passer des analyses osseuses non fiables pour prouver leur majorité et donc ne plus avoir à les prendre en charge, ne pas leur proposer de scolarisation... Ils essaient de les décourager, alors que ces jeunes n'ont envie que d'une chose, c'est s'intégrer, aller à l'école, apprendre un métier, et trouver leur place.

A terme, nous créons une population de jeunes désabusés de cette terre promise qu'ils croyaient trouver, traumatisés de ne pas être crus ou au moins considérés positivement. Leur errance fait d'eux des citoyens de nulle part, et ils sont alors les candidats parfaits pour la violence ou l'illégalité pour vivre.

A notre échelle que peut-on faire face à cette situation? Déjà raffraichir nos idées pour être plus ouverts et combattre nos préjugés. Ensuite, donner du temps (parainnage, alphabétisation...) ou des moyens (habits, jouets, argent..) aux associations qui oeuvrent auprès de ce public, comme France Terre d'Asile, la Cimade ou le Réseau Education sans Frontières.