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13/04/2013

Mes coups de coeur mais aussi de blues du week-end 2

Coup de coeur internet-blog:

En plus de lire pas mal de blogs de maman, j'aime beaucoup lire des blogs de professionnels qui réfléchissent sur leur pratique, avec une petite prédilection pour les blogs médicaux, qui aident bien à comprendre comment réfléchit le médecin derrière son bureau. Il est d'ailleurs extrèmement positif de partager les écrits de ces médecins blogueurs, à l'heure du cassage constant de sucre sur le dos des médecins. Bref, pour lire les paroles d'une médecin, en plus maman, c'est par .

 

Working coup de blues:

Se prendre 2 claques au boulot un jour et une baffe dans le nez le lendemain, ça fait pas forcément super mal physiquement sur le moment, grâce à l'adrénaline. Surtout qu'il faut agir rapidement pour aider le jeune à redescendre de son état d'énervement, ce qui aide à ne pas trop penser à soi.

Mais moralement ça tue, car on se sent démuni et on se demande 1000 fois ce qu'on a bien pu faire de travers pour que ça arrive. Et une période suit où on regarde le jeune autrement comme une grenade dégoupillée à prendre avec des pincettes. On se sent nul et difficile de rester lisse, quand on se rappelle de la claque, du rictus du jeune et de quand il a failli se mordre ensuite. Encore plus difficile quand un coup repart le lendemain, et là les larmes viennent, heureusement que les collègues m'ont laissée souffler un moment.

J'ai beau savoir que que ça fait partie du boulot, que les jeunes ont leur faiblesse et que justement on est là pour les accompagner dans un rapport au monde qui leur est encore difficile, le week-end fait beaucoup de bien pour souffler et retrouver le moral.

Family coup de coeur:

Un soir je fais un tian courgettes/tomates/oignons et voilà que la Chose se met à  côté de moi et met la main à la pâte en additionnant les couches. Un super moment de cuisine partagé.

Autre moment bien positif, l'Homme qui semble avancer sur l'idée du 2ème enfant, en abandonnant la couverture caoutchouteuse et en évoquant un nom de parrain. Une porte s'entrouve en douceur...

Alors que pensez vous de mes coups de coeur/blues? Et vous avez quelque chose à se partager? Bon week-end!

 

 

 

18/03/2013

Questions éducatives

L'enfant une fois sorti plus ou moins dans la douleur, commence le difficile parcours de l'éducation. Pas simple, puisque l'enfant est livré sans manuel.

Y a bien sûr les bouquins, les proches et Internet. Tous ça bouillonne autour de nous, mais sans jamais s'accorder, ce serait bien trop simple. Dur de placer le curseur entre "laisse le pleurer" et "non jamais une seule larme pour ton pauvre enfant", entre "ne laisse pas ton enfant faire ce qu'il veut" et "la frustration n'est pas bonne pour ton enfant".

J'ai tendance à lire beaucoup en furetant le plus possible sur le net. Le seul souçis c'est que ça me rend nerveuse. A chaque remarque ou position éducative, je réfléchis dix fois dans ma tête si j'ai bien fait, bien dosé, si je ne risque pas de la traumatiser. Comme quoi trop d'infos peut un peu tuer la confiance en soi.

Je me décide donc peu à peu à me faire confiance à  MOI et à l'HOMME (qui lui se prend beaucoup moins la tête que moi). Je suis contre la tape sur les doigts/fesses/joues ou tout autre zone du corps. J'ai fait une fugue lorsque mon père m'a donné une claque et ma mère hurlait et me donnait des claques, ce qui n'a pas été très facile à vivre et a induit faible confiance en soi et grosse émotivité.

Par contre, je pense qu'il faut des fois marquer le coup. Donc quand la Chose fait une bêtise, on se met à sa hauteur (copiright Super nanny (on a les références qu'on peut)) et lui explique. Quand la bêtise se répète, on  l'invite à aller au coin. Celui qui l'a mise au coin l'invite à revenir au bout de quelques temps, en  se "réconciliant" avec un bisou et en réexpliquant pourquoi elle est allée au coin.

Pour l'instant ça marche plutôt pas mal, même si, vous vous en doutez, le "terrible two" n'a pas encore commencé. Là où on est moins efficace, c'est dans le domaine du dodo. Impossible parfois de faire dormir la Chose dans son lit et là, après quelques tentatives, la nuit se finit dans notre lit, l'Homme sur le canapé (puisque la Chose a tendance à beaucoup bouger et qu'il a le sommeil très léger). Heureusement ce n'est pas trop fréquent.

De votre côté, vous arrivez à y voir clair dans tout ça? Ou c'est le brouillard comme pour nous parfois?