Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

28/12/2012

Indépendance

J'ai beaucoup lu quand j'attendais Emma, accumulant toutes les infos possibles et imaginables sur l'art délicat d'accomoder les bébés. J'ai pourtant loupé une information que j'aurais bien aimée savoir: à 22 mois, un enfant n'a déjà plus besoin de ses parents, il prend son indépendance.

 Enfin, là j'exagère un peu: indépendante certes, mais à condition de régner sur ses valets, ses parents.

Mademoiselle la Chose passe ses journées dans sa chambre, entourée de ses nouveaux jouets apportés par un Père Noêl très généreux. De temps en temps, elle réclame que "Caca cou" en montrant son pantalon et trépigne pour que je la mette sur le table à langer. Ou alors elle accourt pour un bisous rapide avant de repartir. Ou encore elle se précipite quand elle entend un bruit alimentaire, toujours aux affuts de se mettre quelque chose sous la dent. Puis elle retourne dans sa chambre, dans son monde de jouets, levant à peine les yeux quand on vient voir si tout va bien.

De plus, ses capacités d'expression ayant augmenté, elle sait très bien montrer et dire ce qu'elle souhaite, n'hésitant pas à se montrer exigente: c'est ce gateau qu'elle veut et pas l'autre, c'est maintenant qu'elle veut dessiner et pas dans 5 minutes, c'est le repas de papa et maman qu'elle veut manger et pas le sien... Heureusement, elle accepte encore nos interventions, même si pour faire passer la pilule, il ne suffit pas d'élever la voix ou d'interdire, mais il faut avant tout expliquer. Ce qui me paraît d'ailleurs normal.

Mais bon, j'aurais bien aimé être prévenue que mon bébé crampon deviendrait du jour au lendemain une petite fille indépendante! Et chez vous, ils changent aussi vos petits bouts?

23/10/2012

Quand le handicap mental s'en mèle

La vie est compliquée et pas toujours rose, je sais pas si vous avez remarqué? Alors on gère au quotidien, comme on peut. Mais comment on fait, quand un petit truc en plus ou en moins ne nous aide pas à y voir clair?

Par exemple, tu la gères comment toi la frustration de ne pas avoir eu ton dessert préféré au repas de midi? Tu souffles un peu, au pire tu retiens un juron. Sauf que pour X. qui a le langage mais pas tous les moyens de compréhension qu'il faudrait, cette frustration peut être intolérable. S'ensuit cris, hurlements, jets d'objets. Oui, je sais comme ta fille de 2 an et demi... Il faut alors toute la patience et la réassurance de l'éducateur pour tranquiliser X. et l'aider à prendre la mesure de sa frustration, qui ne rend pas légitime de tout casser!

Et comment tu fais quand ta collègue de travail préférée est absente? Avoue, t'es un peu triste parce que ta journée va être un peu plus ennuyante que d'habitude. Pour Y., c'est différent: larmes, cris, agitation... jusqu'à ce qu'on lui explique que son éducatrice n'a pas disparue corps et âme mais s'est juste absentée pour aller aux toilettes. Oui, bon, ton fils de 9 mois te la fait aussi, l'angoisse de séparation, tu maîtrises je sais! 

Un autre truc pénible que tu as à supporter au quotidien, c'est de te faire sermonner par ton patron. Tu oscilles entre les larmes et l'énervement en général, non? A., lui, il se knacke un bout du bras quand il se fait gronder alors qu'il s'y attendait pas, et puis D. il fuit loin, très loin, quand y en a qui s'énervent près de lui. 

Mais par contre, quand toi tu fais des petits pas en avant, c'est d'un banal, on les remarque mais y a pas de quoi en faire un plat. Moi, quand X. a tenu une demi-heure en étant calme, que Y. a su aller vers les autres, ou que K. a réussi à couper la courgette en morceaux, je suis tout sourire, tout étonnement, toute joie.

Et puis, entre nous, quand j'aurais plus cet étonnement ou cette joie, je penserais peut-être à changer de boulot!

17/08/2012

Des vacances marathoniennes

Le temps de balayer un peu la poussière par ici, et me revoilà au bout du clavier après des vacances bien remplies: 9h de route, 3 étapes, un bébé, l'ami de l'Homme qui nous a accompagné, pleins de bagages, des kilomètres et des visites par milliers plus tard...

(la tour Vauban à Camaret sur mer une magnifique presque-île) les photos ne sont pas de moi, l'Homme ne me les a pas encore passées)

On a été gourmands et on a donc voyagé en 3 fois, avec Sizun en Bretagne, 3 jours à Bernières-sur-mer en Normandie pour finir par une journée bien remplie à Paris. La Chose a profité énormément de ses vacances, découvrant avec joie et gourmandise tous les lieux et personnes sur son passage. En fait, on est parti avec un bébé et on est revenu avec une petite fille, qui a commencé véritablement à marcher sans halte sur une aire d'autoroute pendant le voyage aller. Et le festival des progrès a alors continué avec cette petite fille qui exprime ses envies, va partout où ses pieds la mène, dompte les obstacles sans sourciller... On est subjugué par son évolution le temps de ses vacances et de la manière qu'elle a eu de s'adapter à tous les changements sans souçis (mais le cododo a été indispensable et bien gérable, et à notre grande surprise dès le retour la Chose a regagné son lit sans problèmes).

(le blog d'un trentenaire, marié, 2 enfants)

Pendant ces vacances, nos deux auxiliaires décisifs ont été l'ergobaby (oui, les chateaux, bunkers, chemin de ballade n'aiment pas la poussette) et le nichon, rassurant, somnifère, anti-douleur et anti-déshydratation hors pair. Par contre, on m'a menti!!!!! Je vois partout toutes ces filles qui disent que l'ergobaby et autres modes de portage physio c'est le nec plus ultra en ballade ou rando, on sent même pas le bébé! Alors, qu'on mette les choses au clair, certes on n'a pas mal comme avec un babybjorn et bébé est super bien dedans, mais le poids du bébé, je suis désolé mais au bout d'une demi-heure j'en pouvais plus!!!!

(oh le sourire crispé d'une maman qui a mal au dos)

The découverte pour la Chose, ça a été aussi la plage! Il fallait la voir partir de ces petites pates sur le sable, allant vers les autres enfants, attirée par leurs jouets colorés. On a d'ailleurs dû fissa aller lui acheter de quoi s'amuser elle aussi. Creuser des trous et casser les chateaux de son Papa était un véritable plaisir. Ce qui me rendait un peu triste, c'est quand elle essayait de s'acqoquiner avec les autres enfants sur la plage et qu'ils la snobaient. L'Océan a eu un peu moins de succès, la Chose ayant un peu de mal avec cette grande et étrange étendue d'eau sans limites et avec en plus des vagues. Nous n'avons pas voulu la forcer, elle ne s'y est baignée qu'une fois, mélangée entre le plaisir immense et la petite trouille.

On en a vu des choses entre le musée de la marine, les cidreries, les hauts lieux du Débarquement (enfin j'ai dû vite passer mon tour, la Chose n'appréciant pas fortement l'ambiance bunker sous-terrain + saucissonage dans l'ergobaby) et la tour eiffel. Mais, ce qui nous a le plus subjugués, ce sont les pas de notre fille sur la plage et ce maudit temps qui passe vite, trop vite, avec notre bébé qui devient autonome.