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02/11/2015

Rester amoureux malgré les diffcultés

Le Champion est intense, de jour comme de nuit. Avant même sa naissance, il a été un tourbillon émotionnel, et dans tout ça l'Homme et moi essayons de nous tenir comme on peut pour que le couple tienne.

Quand le monde médical apprend que nous cododotons, ces pauvres blouses blanches se montrent très inquiètes de notre vie sexuelle... Ne nous voilons pas la face, la bagatelle est un ciment du couple. Et oui, n'en déplaise à Madame l'infirmière, tout va bien! Nous avons découvert le côté aphrodisiaque de la sieste enfantine, tout simplement. Sitôt que nos enfants dorment, c'est la fête... 

Autre élément essentiel: la voiture et le mail. Discuter des choses qui nous préoccupent avec une Chose aux oreilles bien tendues et un Champion qui monopolisent notre attention est complexe, donc les longs voyages en voiture nous permettent d'ouvrir les vannes. Les disputes bruyantes effraient les enfants, mais des fois la discorde pointe et a besoin de sortir. Les mails m'ont permis parfois de m'expliquer avec mon Homme et à chacun de réfléchir de son côté.

Si le stress de ces derniers mois et le peu de moments en amoureux ont été fragilisant, notre couple tient, et je redécouvre mon Homme en père attentionné qui apprend peu à peu à comprendre son enfant, à avoir un peu plus confiance en l'avenir. C'est aussi lui qui parfois arrive à me remonter le moral quand je sature de trop porter... 

Quand on sait que le handicap sépare beaucoup de couples, je me sens heureuse de voir que nous arrivons à nous serrer les coudes.

 

28/11/2014

Des nouvelles fraîches

Oulala ça sent la poussière par ici... Pour être franche avec vous, depuis le 4 mars 2014, mon ordinateur est resté dans un coin, juste allumé une fois par mois pour faire la déclaration de l'assistante maternelle.

Ma vie de maman de 2 enfants m'occupe, voir me prend en otage. Travail très prenant (jeunes en crise au quotidien), Homme en arrêt pour une fracture à l'épaule, Chose en demande, Champion qui ne peut vivre sans les bras nuits et jours, rééducation du Champion...

Des fois je me demande comment je tiens, et quand les m... s'arrêteront. Malheureusement, pas le temps de s'écrouler, je gère comme je peux, mais certains dommages collatéraux montrent bien que la mule est trop chargée: grosses engueulades avec l'Homme, oublis fréquents, diverses douleurs musculaires dues au cododo avec une position figée, moments de spleen.. Bref, c'est dur, mais il y a quand même de bien beaux moments, et mes enfants me font oublier les épreuves par leur sourire.

Le Champion va bientôt avoir 9 mois, et ça fait d'or et déjà plus de temps en-dehors de mon ventre que dedans. Ce n'est plus aussi dur que les 3 premiers mois, mais je sature parfois de la présence constante qu'il exige. Prendre un bain, taper cet article, aller aux toilettes, manger, dormir... Tout est compliqué, voir impossible. J'ai parfois la tentation d'envoyer bouler tout le monde pour avoir de nouveau une vie, mais je me fais une raison en me disant que je ne suis pas seule dans mon cas et que ça passera un jour.

Nous avons intégré dans notre vie les souçis de Léo, et je m'étonne parfois de trouver normal les séances de kiné, les rendez-vous à l'hôpital ou les dossiers MDPH. Champion évolue sans cesse, mais le retard est certain, pourtant je n'arrive pas à me dire que mon fils est handicapé et au fond de moi je crois encore que nous sortirons encore de tout ça sans séquelles, juste avec de mauvais souvenirs...

Les mauvais souvenirs ne m'empêchent plus de m'endormir le soir. Merci la fatigue! Et aussi une remarque pertinente de l'Homme: au lieu de penser au passé difficile, pense au chemin parcouru! Je me prends des grands moments de tristesse, par contre en voyant une femme enceinte ou un bébé sans souçis...

Voilà où nous en sommes, tranquillement nous construisons notre jeu avec les cartes que la vie nous a donné...

04/05/2014

Joyeux moiniversaire Champion!

Le temps passe, sans que j'arrive à le rattraper, voilà déjà 2 mois que nous sommes 4!

Au fur et à mesure, nous trouvons quelques marques... Nous nous habituons à ne pas trop prévoir, car c'est nos enfants qui décident de nos emplois du temps. Si Champion a passé une nuit catastrophique, une sieste sera nécessaire pour moi, donc hop ce qui était prévu disparaît. 

Lundi, l'Homme reprend le boulot, donc je me jette à l'eau: gérer les 2 monstres en évitant de péter un cable... J'ai déjà géré 2 fois le coucher, ce fut épique, car le Champion est victime du triangle de bermudes du soir (je veux les braaaaaaas) et la Chose aussi (je veux toute l'attention de ma mooooooman). Mais bon, on va gérer!

L'Homme est toujours aussi présent, mais joue un peu l'autruche devant le handicap possible du Champion. Il répète à loisirs que le caractère actuel du Champion, est celui d'un bébé, et que la néonat ou les lésions n'ont aucunes conséquences. 

La Chose est une grande sœur attentionnée, qui aime bisouiller son petit-frère et lui apporter des jouets. Elle est un peu frustrée de ne pas pouvoir plus que ça jouer avec lui. Du coup, elle nous imite et reproduit ce qu'on fait sur ses poupées. Le pauvre Oui-oui s'est fait trimbaler en écharpe de portage et ses poupées ont le droit à des bercements frénétiques...

Le Champion va fêter ses 2 mois, et il s'en est passé des trucs déjà.

Etre parent d'un bébé avec des lésions neurologiques, c'est pas simple, car on guette le moindre signe. Une jambe qui tremble, ahhhhhhhh! Un oeil dans le vague, oh mon dieu!! Pourtant, c'est normal à cet âge-là, mais on se prend la tête. 

Heureusement, pour nos nerfs, le Champion est un bébé tonique: il lève très bien tête et épaule quand il est sur le ventre, et s'est déjà retourné ventre dos à plusieurs reprises. Enervé, il se lève sur moi ou dans l'écharpe. Une infirmière me disait que la réa néonat est souvent pleine d'enfants battants qui en veulent, du fait de leur parcours compliqué, je crois que ça se vérifie.

A côté de ça, le Champion est en forte demande: s'endormir, téter, explorer, tout ça nécessite un accompagnement. Il pleure beaucoup, du fait de son RGO et de son besoin de proximité, qu'on ne peut pas toujours remplir, car des fois on va aux toilettes/s'occupe de la Chose/est pas dispo. 

Du coup on savoure d'autant les petites pépites du quotidien: un sourire, un babillage, un dodo de 4 heures et demi... Et ces pépites sont tellement puissantes, que 5 minutes de bonheur effacent la journée pas top!

Et puis moi aussi, déjà 2 mois de maman de 2 enfants

Entre portage et cododo, j'ai l'impression d'être une maman éléphant à la grossesse prolongée. J'avoue que parfois j'étouffe un peu. Je suis pourtant une adepte du maternage et convaincue qu'un bébé a besoin de proximité pour s'épanouir. Mais, depuis l'épisode de la MAP, j'ai perdu toute marge de manoeuvre. Actuellement, aller aux toilettes, bouquiner ou même écrire dans mon journal est entièrement soumis au bon vouloir de mes enfants!

Je suis une maman fatiguée, vu que les nuits sont hachées parfois même très hachées... En même temps, quand Champion me laisse trop dormir ou respirer, j'ai le temps de penser, et là les souvenirs de l'accouchement et de son parcours reviennent, et ça ne va plus... Je suis amère, je ne peux plus voir d'accouchement à la télé et appréhende ma réaction face à l'accouchement prochain d'une amie.

Allez, en route pour le 3ème mois. Vous me suivez?