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13/04/2014

Ma fille est devenue grande soeur

J'ai fait tagadak boumboum et 8 mois plus tard, shazam, le Champion a débarqué et j'ai accouché d'une grande sœur. Les quelques péripéties de la naissance du Champion ont fait que je n'ai pas tout de suite vu la Chose, et quand je l'ai revue, ce fut expéditif.

Du coup, je n'ai pas eu cette étrange impression que ma fille était devenue une géante. Je l'ai eu sur le tard, au retour à la maison, en lui changeant la couche après avoir changé celle du Champion. Une terrible impression d'anachronisme en voyant ces fesses de la taille de la tête du Champion. 

J'ai longtemps été une maman poule avec la Chose, mais les soucis de cette grossesse m'ont forcé à déléguer à l'Homme, qui s'est débrouillé comme un chef. Maintenant, nous sommes très occupés avec le Champion, qui est un bébé à bras qui dort mal et en plus semble embêté par un RGO. Du coup, nous sommes fatigués, et souvent très occupés. Il est parfois difficile de ne pas oublier la Chose dans le quotidien, et heureusement que la nounou la prend en charge la journée.

Car le soir venu et le week-end, on se retrouve face à une équation compliquée: qui prend en charge la Chose en recherche de repères et qui s'occupe du Champion en manque de contacts? Tout en gardant patience et sourire, alors que parfois on a juste envie de partir loin sur une île déserte pour dormir.

Bref, je suis bien frustrée de bacler les temps avec la Chose, qui nous le rend bien: elle a du mal à grandir et tient mordicus à ses couches, et se plaint fréquemment de maux de ventre, quand elle voit que son petit frère reçoit des médicaments. 

L'équilibre va revenir un jour j'en suis sûre, mais jusque là la fatigue se fait sentir. Et vous, comment avez vous géré l'arrivée d'un deuxième ou troisième?

 

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04/04/2014

Un allaitement inespéré

Quand le Champion est né, tout bleu, on a retardé la tétée d'accueil dont je rêvais. Ma sage-femme m'a rassurée, c'est pour bientôt. Finalement, il n'a touché mon sein que 5 jours plus tard, alors que je nouais une relation passionnelle avec un tire-lait.

Grâce à ma machine infernale, le Champion a eu mon lait dès sa sortie de l'hypothermie par sonde naso-gastrique. Les premières mise au sein avec un Champion endormi ont été stressantes et frustrantes, surtout dans le mouvement des soins intensifs avec surveillance médicale, Champion plein de fils et pesée avant-après.

Ma chance a été de tomber sur des puéricultrices géniales qui ont soutenu et encouragé notre allaitement. DAL, lait au doigt, bouts de sein, DAL accrochés au bout de sein... Quelle joie quand la première fois, il a tété.

Et puis suite au passage en unité kangourou, victoire: la première vraie tétée en tête à tête. Il aura fallu qu'on soit tous les 2 tranquilles pour y arriver. Le Champion a même rapidement refusé les compléments à la seringue, ne voulant mon lait qu'à la source. On a pu rentrer rapidement, enfin chez nous.

Aujourd'hui, il est allaité exclusivement aux (bouts de) seins, et prend bien du poids. Notre allaitement revient de loin, et il doit beaucoup à l'équipe médicale, au soutien de mon Homme et à l'expérience accumulée auprès de la Chose.

Mais c'est loin d'être facile, le Champion tétant toutes les 2 heures la nuit, je suis crevée. En plus, il a encore besoin d'aide pour bien prendre le sein, ce qui l'énerve et donc m'énerve par la même occasion. J'ai parfois des périodes de doute, envie de craquer. Mais, cette stimulation est importante pour lui: se réveiller quand il a faim, s'activer pour faire venir le lait, prendre correctement le sein, autant de stimulations pour le faire avancer.

Et vous, des histoires de tétées à partager?

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01/04/2014

J'ai le tournis

Je suis une fille du 21ème siècle: quand je m'interroge sur une situation, j'ai besoin de scruter Google. Comme ça j'ai l'impression de maîtriser mieux les choses, ça me rassure.

Face aux soucis du champion, Google accompagne mes doutes. Mais dans le cas des lésions neurologiques, le moteur de recherche n'arrive plus à me rassurer. Les publications scientifiques sont obscures et ne donnent aucune réponses, que des statistiques.

D'habitude, quand je suis inquiète, je trouve un témoignage positif et c'est bon je me déconnecte. Là je ne le trouve pas, je découvre atterrée toutes les conséquences possibles de ces lésions neurologiques. Je touche de l’œil le vécu de parents entourés de fauteuil, verticalisateur, et faisant la queue à la MDPH.

Quelle ironie de bosser dans le handicap mental et de découvrir le handicap moteur dans ma sphère privée... Il est tellement beau mon bébé, je n'arrive pas à le voir dans un fauteuil, j'ai tellement envie de venir sur ce blog dans quelques années écrire un témoignage positif.

Car, pour l'instant, j'ai le tournis...

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