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14/05/2014

Une bonne mère?

Seule la journée avec une Chose débordante d'énergie et un Champion plein de besoin, je gère, comme je peux. Depuis le 5 mai, que mon homme a repris le boulot, ça va. Personne n'est passé par la fenêtre, et j'arrive à partager des moments sympas avec mes rejetons.

Mais, parfois, je me demande: est-ce que je m'en occupe suffisamment bien? Il faut dire que je lis beaucoup sur l'éducation. Maternage proximal, bienveillance, éducation positive, écoute... Tous ces termes me parlent, c'est ma philosophie.

Je sais tous les dégâts du laisser pleurer. Sauf que, quand il faut habiller la Chose, je dois laisser pleurer Champion. Ces 5 minutes ne le tuent pas, mais en même temps, je culpabilise, influencée par tous ces textes qui expliquent combien les pleurs longs sont difficiles pour un nourrisson.

Je suis convaincue qu'une petite fille de 3 ans a besoin d'écoute et de discussion. Mais, parfois le Champion et/ou moi, avons besoin de calme. J'envoie alors ma fille autoritairement jouer dans sa chambre, sans explication ou négociation. Puis, je culpabilise.

La mère parfaite en moi me juge durement. Mais en même temps la mère réaliste sur mon autre épaule, me rappelle que je fais comme je peux. Aucune mère n'est parfaite, ce n'est pas/plus mon ambition, juste d'être une mère suffisamment bonne, Winnicott serait fier de moi!

Et vous, la dualité entre la volonté de mère parfaite et la réalité du quotidien, ça vous parle?

ps: merci pour vos conseils: vendredi petit rendez-vous chez la psy de la réanimation néonatale.

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04/05/2014

Joyeux moiniversaire Champion!

Le temps passe, sans que j'arrive à le rattraper, voilà déjà 2 mois que nous sommes 4!

Au fur et à mesure, nous trouvons quelques marques... Nous nous habituons à ne pas trop prévoir, car c'est nos enfants qui décident de nos emplois du temps. Si Champion a passé une nuit catastrophique, une sieste sera nécessaire pour moi, donc hop ce qui était prévu disparaît. 

Lundi, l'Homme reprend le boulot, donc je me jette à l'eau: gérer les 2 monstres en évitant de péter un cable... J'ai déjà géré 2 fois le coucher, ce fut épique, car le Champion est victime du triangle de bermudes du soir (je veux les braaaaaaas) et la Chose aussi (je veux toute l'attention de ma mooooooman). Mais bon, on va gérer!

L'Homme est toujours aussi présent, mais joue un peu l'autruche devant le handicap possible du Champion. Il répète à loisirs que le caractère actuel du Champion, est celui d'un bébé, et que la néonat ou les lésions n'ont aucunes conséquences. 

La Chose est une grande sœur attentionnée, qui aime bisouiller son petit-frère et lui apporter des jouets. Elle est un peu frustrée de ne pas pouvoir plus que ça jouer avec lui. Du coup, elle nous imite et reproduit ce qu'on fait sur ses poupées. Le pauvre Oui-oui s'est fait trimbaler en écharpe de portage et ses poupées ont le droit à des bercements frénétiques...

Le Champion va fêter ses 2 mois, et il s'en est passé des trucs déjà.

Etre parent d'un bébé avec des lésions neurologiques, c'est pas simple, car on guette le moindre signe. Une jambe qui tremble, ahhhhhhhh! Un oeil dans le vague, oh mon dieu!! Pourtant, c'est normal à cet âge-là, mais on se prend la tête. 

Heureusement, pour nos nerfs, le Champion est un bébé tonique: il lève très bien tête et épaule quand il est sur le ventre, et s'est déjà retourné ventre dos à plusieurs reprises. Enervé, il se lève sur moi ou dans l'écharpe. Une infirmière me disait que la réa néonat est souvent pleine d'enfants battants qui en veulent, du fait de leur parcours compliqué, je crois que ça se vérifie.

A côté de ça, le Champion est en forte demande: s'endormir, téter, explorer, tout ça nécessite un accompagnement. Il pleure beaucoup, du fait de son RGO et de son besoin de proximité, qu'on ne peut pas toujours remplir, car des fois on va aux toilettes/s'occupe de la Chose/est pas dispo. 

Du coup on savoure d'autant les petites pépites du quotidien: un sourire, un babillage, un dodo de 4 heures et demi... Et ces pépites sont tellement puissantes, que 5 minutes de bonheur effacent la journée pas top!

Et puis moi aussi, déjà 2 mois de maman de 2 enfants

Entre portage et cododo, j'ai l'impression d'être une maman éléphant à la grossesse prolongée. J'avoue que parfois j'étouffe un peu. Je suis pourtant une adepte du maternage et convaincue qu'un bébé a besoin de proximité pour s'épanouir. Mais, depuis l'épisode de la MAP, j'ai perdu toute marge de manoeuvre. Actuellement, aller aux toilettes, bouquiner ou même écrire dans mon journal est entièrement soumis au bon vouloir de mes enfants!

Je suis une maman fatiguée, vu que les nuits sont hachées parfois même très hachées... En même temps, quand Champion me laisse trop dormir ou respirer, j'ai le temps de penser, et là les souvenirs de l'accouchement et de son parcours reviennent, et ça ne va plus... Je suis amère, je ne peux plus voir d'accouchement à la télé et appréhende ma réaction face à l'accouchement prochain d'une amie.

Allez, en route pour le 3ème mois. Vous me suivez? 

 

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27/04/2014

Avant j'avais des principes, maintenant j'ai le Champion!

Déjà maman, je me lançais dans cette nouvelle vie de multipare sans trop de peurs. J'étais convaincue d'être une maman qui gère bien, qui faisait des bébés fastoches. Je me disais que j'étais une super maman, qui avait compris le mode d'emploi...

Et puis le Champion a débarqué, avec ses magnifiques sourires certes, mais aussi pleins de besoins.

Du coup:

Avant je pensais: le cododo c'est exceptionnel, quand bébé est malade ou angoissé. Parce que j'aimpe pas trop ça, j'ai même du mal à dormir et chacun son lit...

Maintenant: c'est toutes les nuits, une bonne partie de la nuit voir toute la nuit, avec même mon bras comme matelas... Et je ne rechigne plus, sinon on ne dort pas...

Avant je me disais les bouts de sein c'est le mal! Et le biberon c'est le démon!

Maintenant je remercie les bouts de sein qui ont permis au Champion d'apprendre ce difficile art de la tétée, avant d'arriver à téter sans silicone. Et le biberon m'a permis quelques siestes, mais avec parcimonie. .

Avant je ne voulais PAS me mettre au portage. Pour moi, c'était trop compliqué et prise de tête. 

Maintenant je vous écris avec le Champion dans l'écharpe. Et je le porte tous les jours, ce qui nous permet de manger de nouveau en famille, d'offrir de bonnes siestes à bébé, et de libérer mes bras... J'ai par contre eu des difficultés à comprendre le maniement de ce bout de tissus à mes débuts en écharpe...

Bref

Chaque enfant nous apprend des choses différentes sur nous et sur la maternité. Le Champion m'apprend surtout à ne plus juger les mamans qui craquent, car parfois j'ai été et je serai sûrement encore bien en difficultés face aux demandes du Champion...

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