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23/04/2013

Se disputer avec une Chose dans les parages

Loin d'être idéale, la vie de couple après bébé peut être agitée. Tensions, stress et sujets de disputes pointent le bout de leur nez. 

Avant d'avoir un enfant, on règlait ça à notre manière: larmes, claquage de porte, Homme qui prenait la poudre d'escampette et réconciliation par SMS, puis sur l'oreiller. Bref, le grand jeu mais on avait une règle: ne pas s'endormir fâchés.


[Le poison, par René Magritte en 1939]

La Chose étant maintenant dans les parages, les sujets de dispute ont changés, évolués. Ils ne sont pas plus nombreux, et surtout nous faisons tout pour parvenir à un consensus. Parce qu'avec un enfant dans les parages, l'explosion n'est pas possible.

Les larmes inexpliquées, ça lui fait peur. D'ailleurs hier soir, elle a vu sa tata effondrée d'avoir loupé un concours. Elle n'a rien dit, mais n'a pas pu se coucher nous regardant avec des sourcils froncés pleins d'interrogations. Ne parlons pas des cris qui soit la font pleurer soit risquent de la réveiller soit font qu'elle fait tout pour nous détourner de la dispute.

Il n'est plus possible non plus de prendre la poudre d'escampette sans réfléchir. D'abord il faut voir qui s'occupe de la Chose, pour combien de temps on s'éclipse, penser à lui dire au revoir...

Les réconciliations par SMS se font à ce moment là plutôt en discutant à voix basse avec un ton calme et en étant interrompus par une Chose qui veut jouer aux Legos, rendant donc tout aussi impossible une réconciliation sur l'oreiller!

Ne restent plus que les disputes en sourdine et le dialogue. La Chose devient un instrument de paix des ménages. Et vous, les disputes sont-elles encore possible ou les enfants ont changé vos habitudes?

13/04/2013

Mes coups de coeur mais aussi de blues du week-end 2

Coup de coeur internet-blog:

En plus de lire pas mal de blogs de maman, j'aime beaucoup lire des blogs de professionnels qui réfléchissent sur leur pratique, avec une petite prédilection pour les blogs médicaux, qui aident bien à comprendre comment réfléchit le médecin derrière son bureau. Il est d'ailleurs extrèmement positif de partager les écrits de ces médecins blogueurs, à l'heure du cassage constant de sucre sur le dos des médecins. Bref, pour lire les paroles d'une médecin, en plus maman, c'est par .

 

Working coup de blues:

Se prendre 2 claques au boulot un jour et une baffe dans le nez le lendemain, ça fait pas forcément super mal physiquement sur le moment, grâce à l'adrénaline. Surtout qu'il faut agir rapidement pour aider le jeune à redescendre de son état d'énervement, ce qui aide à ne pas trop penser à soi.

Mais moralement ça tue, car on se sent démuni et on se demande 1000 fois ce qu'on a bien pu faire de travers pour que ça arrive. Et une période suit où on regarde le jeune autrement comme une grenade dégoupillée à prendre avec des pincettes. On se sent nul et difficile de rester lisse, quand on se rappelle de la claque, du rictus du jeune et de quand il a failli se mordre ensuite. Encore plus difficile quand un coup repart le lendemain, et là les larmes viennent, heureusement que les collègues m'ont laissée souffler un moment.

J'ai beau savoir que que ça fait partie du boulot, que les jeunes ont leur faiblesse et que justement on est là pour les accompagner dans un rapport au monde qui leur est encore difficile, le week-end fait beaucoup de bien pour souffler et retrouver le moral.

Family coup de coeur:

Un soir je fais un tian courgettes/tomates/oignons et voilà que la Chose se met à  côté de moi et met la main à la pâte en additionnant les couches. Un super moment de cuisine partagé.

Autre moment bien positif, l'Homme qui semble avancer sur l'idée du 2ème enfant, en abandonnant la couverture caoutchouteuse et en évoquant un nom de parrain. Une porte s'entrouve en douceur...

Alors que pensez vous de mes coups de coeur/blues? Et vous avez quelque chose à se partager? Bon week-end!

 

 

 

09/04/2013

Des fois j'ai honte de mon pays

Je fais partie de la team bisounours: malgré mon côté grande raleuse, je suis heureuse de ma vie, et j'aime tout le monde et j'espère que tout le monde m'aime. Pourtant, en France, je me sens un peu seule quand je vois que les français sont plus pessimistes que les Irakiens et les Afghans.

Ben oui, difficile d'être positif quand on a le droit à une retraite, des remboursements des frais de santé, des allocations chomages ou maternité, aucune bombe ou lapidation à craindre... Ca plombe le moral, non? Alors oui, c'est la crise, y a le réchauffement climatique tout ça, mais de là à être pessimiste et à ne pas croire en l'avenir?

Selon le même reportage sur france2, l'ennemi public n°1 serait l'Islam qui va tous nous bouffer, avec le chiffre effarant de 70% de craintifs. Là je tombe des nues: pendant les 30 Glorieuses, on acceptait bien "l'Islam" pour construire routes et immeubles, pendant la guerre les soldats des colonie étaient aussi acceptés. Mais maintenant, on voit juste derrière les musulmans des monstres sanguinaires prêts à nous convertir.

Un tel manque de regard critique et de stigmatisation de l'autre comme un bouc-émissaire me fait honte d'être française. Je ne sais pas comment avancer dans une société pareille et comment éduquer notre fille dans un tel univers. Voir que le racisme se démocratise me fait craindre un avenir bien sombre.

J'aimerais bien connaitre vos avis et savoir ce qui rend les Français si désappointés?