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12/11/2013

Sous la tente rouge

Dernièrement, j'ai innové, je suis allée passer une soirée sous la tente, une tente rouge plus précisément. Non, je n'ai pas joué l'aventurière au point de faire du camping,mais j'ai laissé mari et enfant pour passer une soirée avec d'autres femmes en-dessous d'une toile de couleur rouge, entourée de bougies et de pâtisserie.

Cette "tente rouge" vient d'un temps où les femmes restaient ensemble pendant leur période menstruelle et utilisait ce temps pour se confier tout ce qui les préoccupait autour de leur féminité. Aujourd'hui, alors que nous sommes dans une époque plus individualiste, ces espaces de proximité viennent remplir un vide (que nous web-addict remplissons comme nous pouvons avec nos forums et blogs).

Mais alors c'est comment la tente rouge? Assez curieux de prime abord puisqu'on se retrouve à parler de sujets intimes tels la grossesse, avec des femmes qu'on ne connait pas ou peu. Mais, on se laisse peu à peu envahir par le cadre feutré, et on se confie à demi-mots, tout en profitant de l'expérience des autres.

Moi qui regarde souvent sur la montre, je me suis laissée comme les autres avoir par le temps, qui a passé sans se faire sentir. Je n'ai même pas regretté la nuit trop courte, tellement le moment m'a plu. Nous avons fini ce temps par le rite du lien: nous nous sommes toutes liées par un fil rouge, que nous avons ensuite coupé, partant avec un bracelet symbole de ce moment hors du temps avant de revenir à notre anonymat.

Je vous encourage à participer à un tel moment. Mais au fait, en avez-vous déjà entendu parler? Et mon article vous a-t-il donné envie?

10/11/2013

Stop ou encore?

Je suis enceinte de Microbus, petit fœtus bondissant, et éducatrice spécialisée. Ces deux choses me remplissent de joie mais sont bien peu compatibles malheureusement. 

J'ai repris le boulot après une semaine de vacances, retrouvant mes ados avec leur truc en plus. Mais le soir, je me transformais en loque pleurnicheuse: vidée de mon stock de patience, pleine de douleurs partout, épuisée... Bref, je faisais peine à voir. Au point que le jeudi à midi, je ne me voyais pas retourner au boulot, j'avais mal au ventre, du mal à être debout. Petit aller retour à la maternité, tout va bien, mais le boulot n'est pas très adapté à une grossesse zen, l'interne me propose donc un congé maladie jusqu'au prochain rendez-vous, qui aura lieu mercredi.

Me voilà donc tarabustée par la question STOP OU ENCORE, à ne plus savoir où donner de la tête...

STOP!

Pour ne plus passer mes soirées sur le canapé sans patience pour mon Homme ou ma fille, sans énergie pour faire à manger ou autres tâches ménagères, en pleurant de fatigue...

Pour ne pas devenir une mauvaise éducatrice en n'étant pas en possession de tous mes moyens physiques (mener une activité cuisine me crève pour une aprem) et psychologiques (comment avoir de la patience face à A. qui a besoin de soutien quand les hormones me donnent envie de crier sur quelqu'un).

ENCORE!

Parce que vraiment à 4 mois et demi de grossesse  je trouve ridicule d'être arrêtée pour des douleurs et du stress, et que j'ai du mal à accepter cette sensation d'être une chiffe molle.

Parce que mon remplacement n'est pas organisé, que donc je ne sais pas comment ça va se passer pour les ados que j'accompagne, et que j'ai encore plusieurs choses en cours à mener au boulot.

Parce qu'il reste beaucoup de temps avant l'accouchement, et que j'ai bien peur de m'ennuyer, et de me sentir enfermée par l'impossibilité de sortir quand je veux.

Parce que je me dis que le trou de la sécu aurait bien besoin que je continue à bosser!

 

Bref, beaucoup de questions, une réponse à donner mercredi: vais-je demander une prolongation de l'arrêt? Cela me serait-il accordé?

 

19/10/2013

Mon ventre s'arrondit, ma fille grandit...

Je suis une maman poule: allaitement long, maternage light, et ma fille n'a jamais dormi loin de la maison sans ses parents de l'autre côté du mur...

Mais voilà, il y a Microbus qui s'annonce, et ça, c'est comme un électrochoc... Peu à peu, nous avons discuté de mettre la Chose dans un grand lit. Elle devait être plus que prête, puisqu'elle a réclamé à corps et à cri de dormir dedans dès l'achat, alors qu'on avait juste prévu de le mettre là le temps qu'elle s'habitue à sa présence dans sa chambre!

Et puis il y a l'allaitement... Car ça y est après presque 2 semaines, je pense qu'on peut le dire: je n'allaite plus! Je trouvais la Chose de plus en plus grande, mes seins de plus en plus sensibles, et ensemble d'un commun accord, nous avons laissé les dernières tétées derrière nous, sans regret ni de l'une ni de l'autre.

Il nous reste l'histoire du soir, le câlin du matin au réveil et l'émerveillement chaque jour de voir ma grande fille me sourire. Je crois que c'est Microbus qui nous a aidé tant l'une que l'autre à s'éloigner pour se trouver autrement. Il nous reste quand même une grande étape: faire dormir la Chose chez ses grands-parents, histoire de préparer le jour de l'accouchement...

Et ça c'est une autre histoire... Je suis prête, le papa aussi (plus que prêt), la Chose je pense aussi. Mais ça risque de nous faire un coup quand même..

Et vous, Bébé 2/3/4.. a aussi eu de telles conséquences sur la relation avec l’aîné(e)?