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16/10/2012

Cette petite question au fond de moi

Allez je prends vite vite une pause dans ce quotidien fou qui s'emballe pour jeter rapidement une petite zone de stress sur le clavier, histoire de m'en débarasser.

La Chose est fille unique, sauf si on compte nos 2 chats. Je voudrais beaucoup élargir la famille, tout de suite si je m'écoutais, un peu plus tard si la raison est la plus forte. L'Homme n'étant pour l'instant pas du tout d'accord, la question est règlée pour le moment.

Mais moi, j'arrêterais bien la pilule illico presto, pas pour faire un enfant mais juste pour savoir si mon corps fonctionne, car je n'ai pas confiance en lui. Avant de commencer la pilule, j'avais des cycles moyennement long (un long mois), au second arrêt de pilule pour faire la Chose, ils avaient doublé pour atteindre plus de 2 mois. Alors certes, concevoir la Chose n'a pris que 2 cycles, mais je ne sais pas combien de temps dureront ces cycles au prochain arrêt, et si on doublait encore, pour passer à 4 mois?

Mon corps ne me donne d'ailleurs aucun signe de confiance, entre un poids qui ne remonte pas, une absence de règles qui m'a fait espérer/redouter au moins 4 fois un polichinelle dans le tiroir avec faux symptômes à la clé, et maintenant du spotting qui se rajoute...

Bref, j'ai cette angoisse au fond de moi que la Chose restera fille unique, faute d'un corps suffisamment fiable, d'autant moins que je n'aurais plus le même temps et la même énergie pour concevoir, avec un premier enfant dans le paysage...

Et vous, vous lui faites confiance à votre carcasse?

05/10/2012

Je renonce

Je vous l'avais dit haut et fort: ça y est le parcours du permis est lancé, difficile mais nécessaire. Le problème c'est que j'ai une grande peur sur la route qui flirte parfois avec la phobie, déjà en tant que passagère. J'ai peur des autres conducteurs, de ce qui peut bien leur passer par la tête et de leur conduite parfois peu respectueuse du code et des autres.

Du coup, les leçons de conduite sont peu à peu devenues un cauchemar, au fil de l'augmentation de mon "autonomie". Alors que j'étais dans la phase "j'apprends la mécanique", j'étais toute flippée à l'approche d'une intersection, quand une voiture était derrière moi ou quand je devais démarrer à un feu. Malgré tous les efforts de mes moniteurs, je me retrouvais au choix en larme, en panique avec les pédales ou à crier.

Bref, c'était très difficile, et la peur me coupait tous mes moyens, du coup je n'arrivais pas à me mettre en position d'apprenante. Les heures de conduite devenaient le point noir de la journée, avec l'effet pochette surprise: ce sera des larmes ou des sourires aujourd'hui?

Ajoutons à ça le coût des heures qui était bien difficile à intercaler dans notre budget pas très souple et le temps que la conduite me prenait, en plus du boulot, me sapant peu à peu ma vie de famille et mon moral.

Et puis je me voyais en heure de conduite un jour sur une route fréquentée en panique totale, ou alors plus tard conduisant ma fille quelque part et n'osant pas passer à un rond-point... Bref, ma peur m'aurait mis en danger, moi ou ma famille.

Du coup, j'ai décidé de renoncer à ce permis. Je prendrais peut-être un jour de nouveau le chemin de l'auto-école mais pour l'instant je me mets en pause. Et cette décision de poletronne m'a fait un bien fou!

13/09/2012

Leçon de conduite humide à souhait

Pour moi, être adulte nécessite un boulot, un appart et un permis. Et justement, le permis était manquant à l'appel. Donc je me suis lancée malgré ma mini phobie de l'autoroute, des voies à double sens et des chauffards.


Donc hier, j'ai pu avoir ma première vraie leçon de conduite. Chanceuse, j'ai hérité d'un moniteur très sympa. On se met en route, lui les pédales, moi le volant. Tout va à peu près bien, sauf qu'il faut prendre des angles à 90°C et donc faire un  truc étrange, chevaucher, laisser glisser, sans bloquer. Résultat: je ne maîtrise pas le geste, je me fais des frayeurs, je pleure...

Gentil moniteur m'emmène sur un parking pour me faire faire des 8, mais là c'est le DESASTRE: ne visualisant pas correctement la trajectoire, je fais donc n'importe quoi, et pleure encore plus. Heureusement que le moniteur était cool, sinon je n'ose imaginer le désastre. On a quand même fini l'heure avec moi au volant, et le retour c'est mieux passé, j'arrivais à garder de bonnes trajectoires. Mais mes yeux ce matin étaient assez affreux.


Dis, mademoiselle, comment tu fais pour pleurer de manière aussi glamour? Où sont la morve, le visage tout rouge et les bruits de gorge?

Et puis mon moral ne va pas mieux. Je me sens nulle d'avoir pleuré, de paniquer autant. J'ai l'impression d'être face à  un Everest insurmontable, quelque chose que je ne peux pas maitriser. Je n'ai pas envie de claquer une somme énorme pour ce permis qui me semble bien loin, parce que je mets trop de temps à assimiler une petite manoeuvre. Et j'ai aussi la crainte de l'accident qui peux arriver quand je conduis ou plutôt essaie de conduire. Je me sens en difficultés, nulle, face à cette chose qui semble si simple à tant de monde.

Pour l'instant, j'ai payé 5 heures et j'ai programmé 20 heures jusqu'en octobre, donc je vais un peu me laisser le temps de progresser, en m'écoutant quand même. Car si ça vire au drame à chaque fois, est-ce vraiment fait pour moi?

Et vous, ce permis, drame ou bonheur?