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25/11/2012

Lettre à mon filleul du bout du monde

Bonjour à toi et toute ta famille,

Je suis bien contente d'avoir de tes nouvelles

Tu m'écris que dans ton camp de réfugiés, vous avez du mal avec les intempéries et que vous souffrez un peu de la promiscuité avec toute la famille. Je comprends c'est dur. Mais, tu sais j'ai moi aussi un souçis: notre 3 pièces est trop petit, j'aimerais bien un 4 pièces, et avec un jardin pour bien faire.

De rien pour les 23 euros mensuels. Ta famille fait fort: elle paye ton éducation et la nouriture avec! Chez nous, 23 euros c'est une misère, même pas de quoi se payer les courses pour une semaine. En plus, Noêl se prépare par chez nous, les Français s'apprête à dépenser 400 euros par personne, rien que ça!

C'est horrible ce que tu me racontes sur la situation politique de ton peuple. Triste histoire que ce leader exilé, le Dalaï Lama et de tes compatriotes qui s'immolent en signe ultime de protestation. Chez nous, ça chauffe aussi tu sais, on a 2 vieux grincheux qui se battent pour savoir qui a gagné.

Tu t'apprêtes à ne pas voir tes parents pendant 2 mois parce qu'ils partent pour le commerce itinérant, j'espère que tes grands-parents vont bien s'occuper de toi. Moi, je suis fatiguée de ma semaine de 35h, j'ai pas vu ma fille assez à mon goût.

Le temps est pas mal chez nous, désolé pour la sécheresse et les mauvaises récoltes de ton côté. Tu sais j'étais au supermarché tout à l'heure, c'est dur de choisir entre tous ces fruits et légumes, quel casse-tête!

Allez profite bien de ta vie, tu sais tu as bien de la chance, si tu savais comme c'est déprimant l'hiver qui arrive.

A bientôt

23/11/2012

Culpabilité

Avant d'être maman, j'étais une fille insouciante qui prenait la vie comme elle venait, mais ça c'était avant. Depuis, au revoir l'insouciance, bonjour le petit fil à la patte, qui sans cesse oriente mes décisions.

Et ce petit fil à la patte a un goût de culpabilité. Ma fille est malade cette semaine, un gros rhume bénin. Le problème c'est que la Chose vit très bien son rhume à la condition d'être à la maison, avec nichon et calins à volonté. Du coup à la maison, elle est malade mais elle a plus ou moins le sourire. Par contre, chez la nounou, elle ne tient pas le coup: pleure, chouine, tousse...La Chose a besoin d'être dans son cocon pour se sentir bien quand elle est malade. Sauf, que petit inconvénient: j'ai un travail, qui est aussi assez prenant.

Du coup, la culpabilité s'invite. Version 1: je vais au travail. Je sais que ma fille ne va pas bien, qu'elle serait mieux à la maison mais en même temps, le jour avant, ça allait bien. Et là ça ne loupe pas, sms de la nounou, appel même (pour bien faire pendant une réunion). Et hop culpabilité dans ta face: regarde ce que tu imposes à ta fille, mère indigne, me dis-je.

Version 2: je me rends, je perds la bataille contre le rhume et je garde la Chose à la maison. Et là entre 2 mouchages, je pense à mes collègues qui doivent assurer à ma place, au boulot où j'aimerais bien être en ce moment, et aux jeunes qui ont besoin de stabilité et pas d'une éducatrice absente.

Bref, quelle que soit la décision, la culpabilité est là. Et chez vous, vous flirtez aussi avec cette vilaine culpabilité, ou y a que moi qui me prend la tête?

06/11/2012

De l'usure amoureuse

Mon Homme et moi, on s'aime, on est ensemble depuis 5 ans et demi, mariés depuis un an, parents d'une Chose... Mais, y a un mais: On n'est plus le couple de nos 20 ans (enfin de mes 20 ans, vu que lui est plus vieux de 2 ans). Quand on a commencé notre relation, je profitais d'un Homme qui prenait soin de lui, nous avions de nombreux intermèdes "chambre à coucher" et toujours des  tonnes de choses à discuter...

Aujourd'hui, l'Homme a besoin parfois qu'on le force à faire des efforts: va prendre une douche, rase toi, achète toi de nouvelles fringues, mange des légumes... Les intermèdes chambre à coucher ne sont plus si fréquents. Et si on discute beaucoup, on tourne un peu en rond. 

C'est comme si l'Homme ne ressentait plus le besoin de faire des efforts, après tout il m'a déjà dans la poche, plus besoin de me séduire. Mais moi, j'ai besoin de ce petit appel du pied sentimental, de l'étincelle de séduction... Nous sommes ensemble, une base solide, mais sans quelques paillettes de temps en temps, comment faire tenir le ciment?

Je ne doute pourtant pas de son amour, car il me le prouve de différentes façons: quand il prend la Chose en charge au moment où je vois rouge, quand il fait chauffer la salle de bain avant mon bain, quand il range tout l'appartement quand je reviens des vacances chez mes parents... 

Mais je ne sais pas trop comment lui donner cette envie de prendre soin de lui, de moi et de nous. Comment lui faire comprendre que l'amour a besoin chaque jour de sa petite dose de minis-paillettes, sans non plus exiger trop de mon Homme...

Et vous, vous faites comment face à la routine qui use?