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13/03/2013

Diminuée

Etre parent, c'est un full-time job: pas de pause, pas de vacances, pas d'heures supplémentaires à récupérer. Heureusement, au boulot, j'ai tout ça, hihihi. Mais de retour à la maison, il faut direct être au taquet, en forme.

Sauf que, depuis janvier, j'ai eu le droit au genou qui s'épanche, la gastro qui m'enlève 2 kg et puis le torticolis qui paralyse. Et on fait comment pour s'occuper d'une Chose quand on est diminuée? Parce que là, l'arrêt maladie posé n'a plus aucune signification, les exigences restent les mêmes. 

Bon, elle est conciliante, ma fille. Lors de la denière gastro, quand elle revenue de chez la nounou, elle m'a apporté toutes les affaires pour lui changer les fesses, pour que je reste sur mon lit. 

Mais, en même temps, elle est inquiète et en demande d'attentions pour voir si maman est toujours là pour elle. Et totalement réfractaire à ce que la personne malade dorme: elle reste cool mais à condition qu'on ne soit pas trop loin d'elle. Résulat: la guérison va plus doucement. D'autant plus doucement que les médecins ont tendance à laisser la femme allaitante baigner dans sa douleur, daignant à peine prescrire un Doliprane, même si le CRAT existe.

Et puis, le gros soucis quand on est diminué physiquement, c'est que tous les projets qu'on avait prévu prennent l'eau: envolée la ballade au parc promise ou la confection d'un superbe tarte au pomme. Même l'appartement en prend un coup: difficile de repasser quand le cou est bloqué, même vider le lave-vaisselle est un exploit sans nom. Et devoir dépendre de l'Homme pour les corvées est vite frustrant, car certes il les fait mais à son rythme (le linge sera accroché à 23h) et à sa manière (qui veut manger des pâtes pendant 5 jours?).

Bref, en attendant que le désenvoutement anti-poisse médicale fonctionne, je veux bien connaître vos méthodes pour survivre à la vie de famille quand vous êtes diminué(e)s?

06/03/2013

Un homme face aux désirs de grossesse

Les 2ème grossesses fleurissent autour de moi, que ce soit sur la blogosphère ou in the real life. Ca me fait envie, très envie, moi qui n'attend que le feu vert de mon Homme pour me lancer.

Quand j'en parle autour de moi, je suis très étonnée des conseils de femmes mi-sérieuse mi-blagueuses qui me disent: "oublie ta pilule et c'est bon c'est dans la poche" ou (maintenant qu'on a stoppé la pilule d'un commun accord et sommes passés à la capote) "t'as qu'à donner un coup d'aiguille dans toutes les capotes".

Je trouve ça bien triste de forcer la main comme ça, car qui sait si cet arrière-goût de trahison n'aura pas des conséquences pendant les moments difficiles avec l'enfant. Bien sûr, je suis frustrée de devoir attendre, mais l'enfant se faisant à 2, l'accord plein et entier est indispensable à mes yeux. Le pari que l'enfant dans le dos viendra réaliser son souhait inconscient me paraît beaucoup trop risqué.

Je me dis quand même que face à la grossesse, la position des hommes doit être bien difficile. La femme a une énorme influence puisque quasimment tout ce passe dans son ventre. Elle a un terrible pouvoir que lui n'a pas, et peut assez simplement lui imposer une grossesse (ou lui interdire). Une grosse confiance est donc nécessaire entre l'Homme et la Femme.

Pendant la grossese aussi, l'Homme peut avoir du mal à réaliser tout ce qui se passe, puisqu'il peut à peine sentir des mouvements alors que la maman elle, est connectée à tout ce qui se passe. Difficile alors pour l'Homme de s'imprégner et de vivre les choses physiquement comme nous.

Et vous, comment vos hommes ont vécu les désirs de grossesse? Que pensez-vous de cet "enfant dans le dos" qu'on m'a conseillé?

04/03/2013

La blogueuse au foyer n'est pas la blogueuse qui travaille

Quand je travaille, je n'arrive jamais à contrer le courant survolté de la vie blogosphérique, hésitant entre laisser courir ou me jeter dans la bataille, sacrifiant sommeil/vie intime/lecture ou autre. Si je n'arrive pas à limiter les pertes, je perds vite pied et devient aussi insignifiante blogueusement parlant que le moindre petit troll des alpages. 

Alors, je me décourage, jusqu'à ce que la prochaine page de temps libre s'amène,    me faisant aimer la maladie enfantine, la gastro parentale ou la semaine de vacances. Le temps libre ainsi octroyé me redonne une jeunesse blogueuse. L'inspiration revient mais surtout la présence sur les réseaux sociaux et les autres blogs reprend. La sève rejaillit alors sur mon blog, ou plutôt les commentaires. 

Peu à peu, l'envie d'écrire est de retour. Frénésie d'articles, envie de s'inscrire dans les chaînes de blogs et autres rendez-vous du jeudi/mardi/doux/gourmands/sexy. J'ai même des vélléités de découvrir d'autres blogs, poussant alors ma page hellocoton dans les stratosphères du nombre d'abonnements. 

Et puis, la douce période off prend fin. Je suis un peu contente j'avoue, parce que bon je m'ennuyais à force. Et puis une fois rattrapé le retard bloguesque, je me tranformais en junkie à l'affut du moindre signe d'intérêt d'un anonyme du net à l'autre bout de la googlesphère. 

La routine vélo/boulot/blogo résiste un temps: maintenir la présence sur mon blog, dans les commentaires autre part, sur les réseaux... Mais tout cela ne tient qu'un temps. Et rapidement, j' arrive de nouveau à un équilibre instable mais quand même satisfaisant: écrire un article qui me plaît tout en profitant de ma réal life, n'avoir qu'un commentaire de la semaine mais le chérir comme une pépite, lire les copines blogueuses même si je n'ai pas le temps d'écrire un commentaire à chaque fois...

Et accepter que je ne suis qu'une blogueuse à mi-temps qui se construit quand même un chouette journal intime, pour elle et sa famille. Et qui est bien heureuse quand d'autres y mettent leur petit grain de sel...