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24/09/2012

J'ai testé pour vous: le service volontaire européen

J'ai 25 ans déjà, j'en ai fait du chemin dans ma vie d'adulte. Mais vous savez comment je suis devenue adulte? En quittant parents et doux cocon pour l'Allemagne!

J'ai fait un service volontaire européen, dans un établissement d'adultes handicapés artistes et artisans. Je suis partie pour 2 choses: ma relation avec ma mère et donc le besoin d'aller ailleurs pour grandir et le besoin d'une expérience avant de tenter les concours d'éducatrice spécialisée.

Cette expérience a été énorme pour moi, puisqu'elle m'a apporté mon inscription à l'école d'éduc, mon diplôme et mon boulot actuel. Autant dire que sans ça, je ne sais pas ce que je serais devene. D'ailleurs, si ça existe encore dans 18 ans, je proposerai à ma fille de le faire, ce qui montre bien toute la confiance que j'ai dans ce programme, moi la maman poule!

Mais c'est quoi le SVE? C'est une mission dans un pays européen dans le cadre social, de la jeunesse, de l'environnement, du handicap... On part entre 6 mois et un an, logé, nourri, formé à la langue d'accueil et avec de l'argent de poche. 

L'expérience n'a pas forcément été tout de suite facile. J'ai connu des moments difficiles entre le mal du pays et la difficulté à trouver ma place dans la structure d'accueil. En plus, j'ai dû apprendre à vivre seule et autonome, ce qui ne fut pas facile. Heureusement que je parlais déjà un peu allemand et que je pouvais rentrer tous les 2 mois, payant le train à demi-tarif, merci papa cheminot!

Mais en même temps, j'ai pu voyager, découvrir le monde, travailler pour la première fois dans le handicap, flirter pour la première fois aussi... Je suis repartie au bout d'un an, infiniment plus riche et plus grande, pour commencer ma formation d'éduc!

09/09/2012

J'ai testé pour vous: le sentier pieds nus (avec chevaux fous)

Parce que je suis une folle risque-tout, j'ai tenté le combo fou: sentier pieds nus, personnes handicapés, animaux en furie!

Je vous fait peur et vous vous demandez ce que j'ai bien pu prendre comme substances illicites? Je passe aux aveux: avec les jeunes dont je m'occupe, nous avons fait une sortie par ici.

A ma gauche nous avons donc un sentier pieds nus, avec reliefs, différentes textures de chemin (boue, gravillons, sable...), montée, descentes... A ma droite, nous avons 6 ados handicapés mentaux, avec lesquels nous travaillons la gestion des émotions, la socialisation, l'endurance, la motricité, l'ouverture sur le monde...

C'est bien beau tout ça, mais en pratique ça signifie surtout que ces jeunes ont besoin de tout notre accompagnement pour faire ce chemin, à leur rythme, avec leurs chaussures si besoin. Pour eux, les sensations et le plaisir étaient bien présents. Par contre, pour nous, assurer leur sécurité fut bien prenant, on s'en doute.

Tout se déroulait assez bien mais c'était sans compter des invités surprises: des chevaux têtus et Charlie, la chèvre folle! Ces fous d'Allemand ont placé leur chemin au milieu d'un troupeau de chevaux, et nous avons donc dû traverser un attroupement de canassons!!! Alors que tous les autres visiteurs traversaient sans souçis, les jeunes étaient effrayés, tendus, presque énervés.

Heureusement, des jeunes filles du club d'équitation sont arrivées et après quelques explication en allemand rouillé, elles ont accepté d'éloigner les chevaux. Nous n'étions pas tirés d'affaire pour autant, puisque Charlie la chèvre folle est entrée en scène, et a commencé à vouloir donner des coups de cornes! Un des jeunes a été frolé par la chèvre et, manque de pot, c'était le jeune le plus émotif!

Pendant que mes collègues ont mis tout leur savoir-faire pour le rassurer, j'alpaguais une autre allemande en la suppliant d'enlever cette maudite chèvre. Elle était pas trop motivée, mais je n'allais pas la laisser partir sans sa chèvre. Enfin, nous pouvions tous nous éloigner de ce troupeau funeste.

A la fin du parcours, je suis quand même allée raler un bon coup auprès des gérants du parcours par rapport au danger potentiel de ces animaux, surtout face à des ados handicapés. Mais, la responsable a pris ma remarque par dessus la jambe. Une chose est sûre, on ne nous y reprendra plus!

26/08/2012

Le jour où j'ai été riche!

C'était hier... Et grâce à l'Homme en plus. Mais ne vous précipitez pas sur vos téléphones pour m'adresser des demandes de fond, cette richesse a été aussi rapide que soudaine. L'Homme changeant bientôt de poste, ces collègues lui ont offert une grosse somme à claquer dans un magasin de luxe catégorie art de la table, où on n'aurait pas mis les pieds en temps normal, la moindre assiette coutant 19 euros, et même la tasse à bec pour bébé avoisinant les 15 euros (je vous ai déjà dit que je suis un peu radine?).

En cinq minutes, nous avons vu les yeux des vendeuses briller et nous suivre avec délectation, faisant tout pour nous charmer: multiples compliments à propos de la Chose, proposition de nous porter nos achats, conseils rapides... Nous ne savions plus où donner de la tête, pouvant enfin acheter des objets dont on avait besoin mais dont on repoussait l'achat aux calendes grecques. Et surtout on a pu remplir le panier sans compter, se prenant pour des bourgeois aux moyens illimités!

on a vécu la même chose, mais avec des assiet

Nous voilà donc propriétaires d'une papillotte en silicone, de moules en silicone, d'une planche à découper, de 5 couteaux de précision, d'ustensiles variés... Et le plus beau c'est qu'on a pas encore tout dépensé!

Mais bon, rassurez-vous on est vite retombé dans le quotidien, en allant mettre les pieds dans notre supermarché habituel, où comme d'habitude, j'ai comparé conscensieusement chaque paquet de pâtes pour voir lequel était le mieux niveau qualité prix!