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15/07/2012

Mon bébé face au racisme ordinaire

Hier, nous avons passé l'après-midi avec mes beaux-parents. On s'aimait beaucoup avant Bébé, mais depuis sa naissance, c'est un peu plus hostile.

Toute l'après-midi, j'ai dû faire face à divers conseils bien gentils mais que je ne veux pas suivre. J'ai donc refusé la tape sur le doigts, la fessée "éducative", le "la poussette c'est trop bien, à bas le porte-bébé". J'ai rappelé aussi par petites touches que la Chose est toujours abonnée au nichon farçi.

Bref, quand il s'agit d'éducation de la Chose, j'ai tendance de plus en plus à appuyer mes et nos choix. Ce n'est pas facile, car l'Homme est plus mitigé que moi, donc s'il me soutient, on est quand même pas d'accord sur tout. Du coup, en coulisses, on a aussi nos petites frictions, voir même grandes disputes.

Mais revenons à nos moutons! Mes beaux-parents font partie de ces français aux certitudes bien ancrées, de cet électorat dont on parle beaucoup qui balance entre la droite et l'extrème-droite. A un moment de l'après-midi, mon beau-père lance "oh y a des mouches, c'est normal y a un foulard!".

J'ai avalé de travers, je suis restée stoïque, mais j'en suis encore énervée. Ces gens font partie de l'entourage propre de la Chose et un jour, elle sera en âge de comprendre ce que son Papi a dit. Et comment pourrais-je ensuite lui expliquer, qu'elle doit le respect à tous quels qu'ils soient? Que les couleurs, les religions, le handicap ne sont que des détails, qui rendent le monde moins uniforme et même beaucoup plus beau? Mais qu'en même temps, y a des abrutis qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez et qui rejettent d'autres personnes par ignorance.

Un jour, je devrai expliquer tout ça à la Chose en espérant qu'elle ne soit pas contaminée par la connerie humaine. En attendant, je ravale ma salive, mais comme beaucoup de sujets, je ravale mais à un moment, ça devra sortir!

03/06/2012

Ma fête des mères

Vous savez ce qu'est un marronier? C'est une infos dont tout le monde traite chaque année le même jour: la fête des mères, la rentrée, noêl...

Alors je vais pas être originale, et je vais m'y mettre aussi: voici ma fête des mères...

Et ben elle est un peu morne: pas de petit déj au lit, pas de petit cadeau... Mon homme étant à Brest pour secourir un ami, je me retrouve seule avec la Chose. Et à 15 mois passé, faut bien avouer que la fête des mères pour elle ne vaut pas tripette. Elle s'en fiche et elle a bien le temps de s'y intéresser plus tard.

Ce sera donc un dimanche ordinaire pour nous, donc je n'ai pas trop d'attentes. En même temps, là mon Bébé fait la sieste paisiblement et quand j'irais la chercher, j'aurai le droit à un sourire, un calin... Ensuite, je l'emmènerait dans notre salon/salle de jeu/terrain de bataille, elle fera ses bêtises habituelles, vivante et agitée comme tout bon bébé de 15 mois.

C'est peut-être ça le plus beau cadeau, le plus beau remerciement, non?

Et puis, qu'en est-il de la fête de ma maman à moi? Et ben après la dispute passée, je me suis résolue à reprendre le contact. Malheureusement, ma mère n'a rien compris à ce qui s'est passé, n'a pas compris que je puisse me sentir blessée de voir l'éducation de la Chose sans cesse critiquée.

Mais, c'est ma mère, même si elle est bornée et obtue dans certains domaines. Même si je suis blessée, je ne peux pas renoncer à une relation suffisamment bonne avec ma mère. Donc j'ai passé l'éponge, envoyé un bouquet et on continue... Au moins la remercier de m'avoir élevée, aimée à sa manière.

Mais devant cette relation compliquée avec ma mère, je ne peux m'empêcher de m'inquiéter: une fois notre fille adulte, aurais-je une relation de confiance, sans tous ce magma de ressentiment, avec la Chose?

17/05/2012

Ma famille, le maternage et moi: problème de compréhension

 

Je suis une maman poule paraît-il.

Je dirais plutôt à l’écoute des besoins de ma fille: allaitement qui commence à être long, portage quand ça m’arrange, cododo quand bébé est angoissée/malade, je laisse pas pleurer sans raison, je fais mes purées maison parce que c’est meilleur…

 

Paraît que c’est  à la mode, le maternage… Donc je devrais pas avoir de soucis, non ? Sauf que doit y avoir un problème dans mon entourage, car ma famille et celle de l’Homme me prennent pour une alien , une folle dangereuse dont on doit « s’inquiéter » (dixit ma mère). Au point quand même de dire que si la Chose tourne mal, « ils veulent rien savoir ».

 

Ca fait mal, ça brûle… Surtout quand on explique tous les jours comment on fonctionne, quand on fait même des concessions, qu’on essaie de pas gèner… Bref j’ai rien dit, j’ai écouté, expliqué mais je me suis pas laissée faire. Maman mi-lionne, mi-poule, je protège ma fille de ceux qui parlent « caprices » et « enfant sauvage » et quand ça va trop loin, je m’intercale entre ma fille et leurs vilaines idées…

 

Mais là quand mes parents ont cassé du sucre sur mon dos et qu’on me l’a rapporté, il a bien fallu que tout ça s’arrête et j’ai écrit une lettre à mes parents pour mettre les choses au clair. Résultat : plus de contacts depuis 2 semaines…

 

Pour la Chose, je vais bien sûr faire en sorte que la relation reste, mais la blessure dans un coin de ma tête restera toujours présente…