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02/12/2012

Mon enfant chez les autres

N'étant pas des ermites, nous allons de temps en temps chez d'autres personnes, avec ou sans enfants à eux. La Chose, notre accompagnatrice pour la vie, peut alors avoir différents comportements:

- le crampon indécollable

L'enfant ne veut plus partir des jupes de sa mère, une espèce de Tanguy de la puériculture. Si maman s'éloigne ne serait-ce que d'un demi millimètre, l'alarme hurlante se met en route. C'est énervant, et les gens ont vite fait de critiquer notre attitude surprotectrice ou alors de nous encourager à le reprendre dans les bras, par pitié pour leurs oreilles.

- le "faux nain" (copyright mamans testent, blogueuse que je suis avec grand plaisir)

L'enfant se mue en enfant modèle qui range, sourit, dit bonjour, joue sagement dans son coin, additionne mimiques souriantes et petites scènes rigolotes. Se produit quand tu voulais justement de plaindre de ta fatigue face à ce petit démon. Ou alors face aux parents d'un enfant du même âge qui bouge beaucoup, beaucoup, et qui justement voulaient profiter de ce moment pour se plaindre de leur fatigue, avec un regard plein de connivence vers des gens qu'ils pensaient dans la même galère.

- la catastrophe sur pattes

Cachez vos bibelots fragiles, éloignez vos animaux domestiques, Attila la Chose arrive. Elle touche à tout, renverse tout sur son passage et torture les êtres vivants quadripède dans les environs. Deux spécimens viennent alors à la rencontre de notre mini Taz. Tout d'abord, la flippée de la casse qui  bizarrement a un rendez-vous urgent qui se rappelle à sa mémoire, nous invitant alors à vite partir. Ou le papi/copain gateau qui trouve cet enfant siiiiiiiii mignon qu'il/elle lui autorise tout. Pauvre parent, tu te retrouves à houspiller ton enfant, alors que l'hôte lui donne toutes les autorisations possibles et imaginables, te faisant passer pour un tyran de l'éducation.

Car c'est bien là le plus grand soucis, quand tu emmènes ton enfant chez les autres: tes règles rencontrent leurs règles. Et l'accord entre ces différentes règles peut être bien difficile!

16/09/2012

J'ai mal à ma mère

En devenant maman, je m'attendais à du changement, mais je ne m'attendais pas à cette fracture entre ma mère et moi. 

Il y a une querelle de génération entre ma maman et moi. Pour elle, le bébé doit obéir à ses parents, faire ses poumons et ses nuits dans la foulée. Moi, je suis devenue maman à l'ére du retour du maternage, repris à ma sauce, en accumulant allaitement long, purées maison, cododo parfois, portage de temps en temps, le tout s'adaptant aux envies de bébé autant qu'aux miennes.

Plus ma mère me raconte ses expériences, plus je me dis que je comprends d'où viennent mon manque de confiance en moi, mon côté angoissé et tendu. Je suis l'ainée suivie d'un frère venue trop rapidement et en plus très asthmatique, donc ma mère m'a fait grandir au pas de charge, vivant dans la tension de l'état médical de mon frère, perdue face à ses pleurs la nuit et le laissant alors pleurer, trop fatiguée de tout ce stress.

Je ne juge pas, mais elle me juge, alternant petites piques face à moi ("tiens, elle est pas à la sieste?"), gros reproches derrière mon dos ("si la Chose tourne mal, je veux rien savoir et puis je lui dis plus rien, elle veut rien entendre") et vrais faux témoignages de ses amis. Pour moi, tout cela est dur à vivre: devenir maman est un parcours jalonné de quelques embûches et dans ce chemin, mon guide n'est pas ma maman car elle ne se met pas à mon niveau et que pour elle, mes difficultés ne sont liés quà l'allaitement, le maternage etc.

Résultat: le fossé se creuse à  un rythme forcené. Prise dans le quotiden, mon inconscient a zappé son anniversaire ce qui m'a valu pas mal de reproches même après avoir fait amende honorable, et ça fait une semaine que je ne l'ai pas appelée et il faut que je me force à l'appeler ce soir. Si je ne l'appelle pas, elle n'appelera pas, se contentant de se lamenter dans son coin sur la fille indigne que je suis. Alors je vais l'appeler, pour une conversation vide où je ne ferai que l'écouter, sans lui jeter à la tête tous les reproches que j'ai à lui dire, car elle ne les comprend pas, et la seule conséquence serait de priver la Chose de ses grands-parents.

Et vous, devenir parents, ça a aussi fait évoluer ou bouleverser votre relation avec vos parents?

28/07/2012

Retourne chez ta mère!!!

Ce week-end, j'ai profité de vacances totales. Je ne suis pas allée loin, juste une heure de route avec la Chose, et nous voilà chez ma moman. Bien que nos rapports ne soient pas paisibles, la faute à certains différents éducatifs, aller chez mon papa et ma maman, est toujours un bonheur (d'autant que certaines mises au point ont déjà eu lieu).

Là-bas, je retombe en enfance. Frigo et placards toujours pleins, mon petit frère et ma petite soeur à disposition, la table servie avec un bon repas, rien à faire sauf se faire servir (je suis accueillie comme le Messie, les corvées sont pour mon frère et ma soeur, habitants permanents). Je me transforme donc en salle gosse pourrie gatée.

Et cerise sur le gateau, au revoir la maman poule, bonjour mamie gateau, qui nourrit la Chose (bizarrement avec mamie, elle ne fait pas de cinéma pour manger), la change, la gère... Et ça, c'est tellement rare, que j'en profite avec un plaisir évident. Et la Chose est très heureuse aussi, puisqu'elle profite de tous les jouets et matériels de sa mamie, qui est assistante maternelle et donc bien achalandée en joujoux en tout genre.

Je reviens donc de ce week-end de liberté détendue et zeeeeeeen! Et vous, vous retournez parfois en enfance?

PS: en passant, j'aimerais bien améliorer l'apparence un peu impersonelle de mon blog, avec une bannière and co... Quelqu'un s'y connait?