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03/02/2013

Tu nous aimeras encore quand tu seras grande?

Je suis une maman, mais je suis aussi la fille de mes parents. Avec mes parents, la relation est compliquée. Je les aime, parce que ce sont mes parents, mais je reste blessée par leurs défauts: ma mère est une commère pas toujours honnète, mon père est un colérique qui parle sans réfléchir. Ces défauts sont parfois lourds et m'ont fait prendre la poudre d'escampette à 18 ans.

Pourtant, quand j'étais enfant, mes parents c'était dieu le père et dieu la mère. Je leur vouais un amour filial immodéré, plein de confiance et de bien-être. Mais, mes souvenirs sont pourtant plus remplis de moments de colère ou de stress.

Avec ma fille, la relation est idyllique, elle aime ses parents et nous faisons tout pour qu'elle soit au mieux, pour respecter ses besoins. Pourtant, un jour, elle sera adolescente puis adulte, et elle aura une phase de rejet envers nous. Un simple geste qu'on aura envers elle, comme lui interdire une sortie tard le soir, sera vécu comme un affront épouvantable. 

Je me demande si la confiance et l'affection pourront quand même rester en toile de fond plutôt qu'un tas de mauvais souvenirs. Quand je regarde des familles, j'essaie de me rassurer en cherchant des relations positives entre enfants devenus adultes et leurs parents. 

Pour éviter ces frictions parents-enfants que je vis avec mes parents, j'essaie de réfléchir le plus possible à nos actions auprès de notre fille, en essayant d'éviter de reproduire ce cercle infernal de mauvaises relations familales qui contaminent ma famille depuis au moins 2 générations.

Et vous, êtes-vous inquiets des relations futures avec vos enfants devenus adultes?

30/12/2012

Entre 2 années

Cette veille de réveillon est l'occasion pour moi d'un bilan de 2012, année positive pour nous, qui nous a un peu plus inscrit en mode famille.

Mariage Julie et Arnaud-129.jpgAvec l'Homme nous avons bien entamé l'année avec un mariage, certes rocambolesque puisque accompagné d'un enfant d'un an un peu pot de colle et malade, mais beau puisque signe d'amour. D'ailleurs moi qui ne portait jamais de bague, je suis bien fière de mon aliance qui ne me quitte plus. Notre fille est aussi tout au long de 2012 devenue une petite fille, en acquérant marche et communication.

A ma plus grande joie et surprise, 2012 est restée lactée. Notre lien lacté perdure, bien sûr moins présent et chronophage que début 2012. L'allaitement reste notre moyen de commencer et finir une journée, et de traverser les moments difficiles comme les blessures, les maladies, etc. D'ailleurs mon entourage a compris peu à peu que cet allaitement n'était pas sujet à discussion, que c'était comme ça simplement. 2013 verra logiquement la fin de tout ça, j'espère dans la douceur.

En parlant d'entourage, je pense directement à mes parents, avec qui la relation a connu divers séïsmes en 2012. Le lien reste mais a été émaillé de divers blessures, eux n'acceptant pas mon indépendance de maman et moi ne supportant pas leur ingérence et les mensonges de ma mère. Il est pourtant indispensable à mes yeux de faire avec, car la Chose ne mérite pas de perdre ses grands-parents qui ne sont que douceur avec elle.

Je ne peux quand même pas faire ce bilan sans mentionner l'Homme. Devenir parents ne nous a pas encore perdus, mais comme tout couple, on se passerait bien de divers tensions. Nous avons eu à faire récemment avec une discussion houleuse sur mon désir d'agrandir la famille. Il avait tendance à repousser ces discussions parfois agressivement, juste qu'à tout mettre sur la table: son envie à lui aussi, mais qu'il repousse par peur de ne plus y arriver financièrement et au niveau du stress que cela pourrait engendrer. De ce fait, il ne pouvait pas supporter mon insistance. 

J'ai tout de même arrêté la pilule, car je ne la supportais plus: règle de 2 jours toutes les semaines, impression d'être un poulet aux hormones. Avec l'allaitement, rien d'autres n'était proposé (pour le stérilet, je ne veux pas en mettre vu le projet bébé à moyen terme), donc comme 2 ados, nous (re)découvrons les préservatifs. Et vu la variété qu'il y a en magasin, ce n'est pas forcément embêtant, c'est même muy caliente  , si vous voyez ce que je veux dire...

2012 n'a pas été pavé non plus de succès, vu que j'ai laissé tomber la conduite, trop angoissée. Le permis, un jour? Je ne sais pas trop. Et puis au niveau profesionnel, j'ai toujours cette impression de ne pas aller suffisamment au fond des choses. Enfin, au niveau perso, j'aimerais bien faire un peu plus mon âge, être moins quelconque.

Je vais quand même clore ce looooooooong bilan en partageant un peu mes résolutions 2013. J'espère que d'ici fin 2013, nous pourrons dire adieu aux préservatifs et se diriger vers un petit frère ou une petite soeur pour la Chose. Au niveau professionnel, je compte lire plus, faire d'avantages de recherches, continuer à aimer mon boulot aussi. Et puis au niveau perso, il est urgent de refaire ma garde-robe, de prendre soin de moi, de mon apparence pour ne plus être cette jeune fille négligée qui a l'air d'avoir 15 ans. Et enfin, j'aimerais continuer à m'améliorer en pâtisserie et ne plus autant procrastiner.

Je vous souhaite à toutes et tous une très belle année 2013, pleine de réussite amoureuse, professionnelle, personnelle, amicale, familiale, bloguesque, etc. etc.

19/12/2012

Mon pépé

J'ai la chance énorme d'avoir encore mes 4 grands-parents. Il y a Papapa et Mamama, du côté de ma mère, dont je suis très proche. Ce sont les grands-parents des images d'Epinal, option conseils de vie, bonnes confitures et légumes du jardin. Et il  y a Pépé et Mémé du côté de mon père, pour qui la vieillesse est un fardeau qui les fait souffrir dans leur corps et leur âme.

Avec Pépé et Mémé, la relation est moins forte. Ils ne m'ont jamais pris en vacances chez eux, ils ne nous invitent pas à manger mais juste à prendre le café rapîdement. Touus les maux de la vieillesse sont pour eux, et on sent que le temps sur terre leur semble bien long.

Mon pépé a un oeil mort et un AVC ancien lui a fait perdre le déroulement de ses idées. Mais, il a toujours des choses à dire, se battant au fil des années contre sa torpeur pour me parler de son passé. Il en a fait des choses, témoin des mines de potasse, conducteur de grues et bus, horticulteur passionné, participant à la seconde guerre mondiale... Mais tout cela part dans les limbes du passé. A chaque visite, je le voyais décliner, les mots venant de plus en plus difficilement, en décalé.


Et puis là, il n'est plus qu'une ombre qui n'arrive plus à accomplir seul ses besoins vitaux. Ma mémé ne le vit plus que comme un fardeau, tout en ayant du mal à se porter elle-même. Il est hospitalisé depuis une semaine en gériatrie et elle est seule à la maison, s'accrochant encore aux murs, n'acceptant pas d'avoir bientôt besoin d'aide elle aussi.

Je n'ai jamais été aussi proches d'eux que de mes autres grands-parents mais ce destin inexorable, cette souffrance me touche tellement. Que souhaiter à ce couple qui souffre? Je n'ose penser à ce qui serait le mieux pour eux, pour garder leur dignité.