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26/05/2014

Et les autres dans tout ça?

Champion a eu une naissance tumultueuse, comme tu le sais. Heureusement, nous ne sommes pas seuls. Le soutien des proches est essentiel dans ce parcours. Voir BIchette change les idées, et craquer un bon coup auprès de Georgette fait un bien fou...

Mais en meme temps, les proches, des fois on s'en passerait bien. Par exemple, ma mère, option dépressive anonyme. Quand j'entends les larmes dans sa voix, je nuance mon discours, je fais comme si ma vie c'était Disneyland. Pourtant, j'aurais bien aimé m'épancher, dire combien le début des séances de kiné m'a fait comprendre que le Champion avait vraiment besoin d'aide. Mais non, avec plusieurs membres de la famlle, je positive, parce que consoler d'autres personnes que moi, ça me parait impossible!




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Mon fils va chez le kiné sinon il pourra pas bien bouger normalement, mais c'est géniaaaaaaaaaal! On a trop de la chaaaaaaaaance!




Les optimistes exacerbés sont pas forcément mieux: ils regardent le Champion et déclarent mordicus qu'il est parfait, qu'il n'aura rien. Tiens, prend ça dans ta tete, tout le parcours de réanimation, ton enfant sédaté, c'est rien, et c'était pour rien. Malheureusement, avec ces paroles rassurantes, ils essaient souvent de se rassurer eux-meme.

Et puis, t'as les conseilleurs en tout genre: alors il fait ses nuits? T'as essayé de le laisser pleurer? De lui donner un biberon? Et puis si t'es tellement fatiguée, laisse le à son père et va voir ailleurs... Et puis,il pleure quand meme beaucoup ce petit et si , et puis et puis...

Et j'oubliais l'ultime pied de nez de Monsieur le Champion, on est chez la psy, je pleure un bon coup en racontant mes difficultés, et monsieur le Champion a dormi pendant une heure, serein dans son écharpe! Je te dis pas comme j'avais l'air d'un peu exagérer!!!

(J'ai l'air un peu sombre comme ça, mais en fait on se comprend de mieux en mieux avec le Champion. Il est toujours crampon, mais les pleurs inexpliqués ont disparu, au profit des sourires. Et les nuits, sont toujours entrecoupées mais moins et il se rendort vite. Là on sort juste de 3 jours de nuits et journées rhume, avec fièvre jusqu'à 40 pour bébé et une Chose hyer grognon, donc la fatigue et le stress engrangé me pourrit un peu l'humeur et j'ai envie d'envoyer tout le monde bouler)

19/05/2014

Entrée dans le circuit

Jeudi, on a fait un drôle de retour aux sources: un rendez-vous à l’hôpital. Ca remue de retourner dans ce lieu qui a sauvé Champion.

J'étais toute fière de montrer au pédiatre comme mon Champion avait grandi et tout ce qu'il a déjà fait. Mais la pédiatre était plus attentive à repérer les problèmes chez mon bébé que les points positifs.

Et malheureusement, des défauts de réglages, elle en a repéré. On dirait que les lésions neurologiques commencent à parler un petit peu. Du coup, on nous prescrit des séances de kiné, et elle fait la demande du 100% à la Sécurité Sociale. Quand il était en réanimation néo-natale, le fait qu'il ait un carnet de santé m'a montré qu'il allait vivre. Là, la demande de 100% me montre qu'il entre dans le circuit de la prise en charge du handicap.

Dans un premier temps, un coup de massue nous est tombé sur la tête. C'est quand même dingue les œillères qu'on se met. On voyait bien que certains mouvements étaient pas top, et on a vu le parcours de Champion, on connait ses lésions. Mais, tout au fond, on espérait quand même s'en tirer sans égratignures. Bref, la réalité fracassante, ça fait un peu mal.

Ensuite, j'ai été en colère, contre tous ces proches, qui nous disent que le Champion va bien, qu'ils voient pas comment il va finir handicapé. Essaient-ils de nous rassurer ou de se rassurer? J'étais en colère aussi contre la vie qui m'a pourri ma grossesse, et ma vie de maman en m'apportant un bébé mal en point, angoissé, avec un RGO et un avenir incertain.

Finalement, on a pris les rendez-vous, j'ai séché mes larmes, et puis on continue... On s'accroche aux sourires de Champion et aux pitreries de la Chose. Après tout, certains enfants ont les oreilles décollées, le mien a un petit problème de mobilité. En tant que parent, on assume et on accompagne, quel que soit le petit soucis de notre enfant. Le plus important est qu'il soit heureux et qu'on reste unis.