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27/04/2014

Avant j'avais des principes, maintenant j'ai le Champion!

Déjà maman, je me lançais dans cette nouvelle vie de multipare sans trop de peurs. J'étais convaincue d'être une maman qui gère bien, qui faisait des bébés fastoches. Je me disais que j'étais une super maman, qui avait compris le mode d'emploi...

Et puis le Champion a débarqué, avec ses magnifiques sourires certes, mais aussi pleins de besoins.

Du coup:

Avant je pensais: le cododo c'est exceptionnel, quand bébé est malade ou angoissé. Parce que j'aimpe pas trop ça, j'ai même du mal à dormir et chacun son lit...

Maintenant: c'est toutes les nuits, une bonne partie de la nuit voir toute la nuit, avec même mon bras comme matelas... Et je ne rechigne plus, sinon on ne dort pas...

Avant je me disais les bouts de sein c'est le mal! Et le biberon c'est le démon!

Maintenant je remercie les bouts de sein qui ont permis au Champion d'apprendre ce difficile art de la tétée, avant d'arriver à téter sans silicone. Et le biberon m'a permis quelques siestes, mais avec parcimonie. .

Avant je ne voulais PAS me mettre au portage. Pour moi, c'était trop compliqué et prise de tête. 

Maintenant je vous écris avec le Champion dans l'écharpe. Et je le porte tous les jours, ce qui nous permet de manger de nouveau en famille, d'offrir de bonnes siestes à bébé, et de libérer mes bras... J'ai par contre eu des difficultés à comprendre le maniement de ce bout de tissus à mes débuts en écharpe...

Bref

Chaque enfant nous apprend des choses différentes sur nous et sur la maternité. Le Champion m'apprend surtout à ne plus juger les mamans qui craquent, car parfois j'ai été et je serai sûrement encore bien en difficultés face aux demandes du Champion...

13/04/2014

Ma fille est devenue grande soeur

J'ai fait tagadak boumboum et 8 mois plus tard, shazam, le Champion a débarqué et j'ai accouché d'une grande sœur. Les quelques péripéties de la naissance du Champion ont fait que je n'ai pas tout de suite vu la Chose, et quand je l'ai revue, ce fut expéditif.

Du coup, je n'ai pas eu cette étrange impression que ma fille était devenue une géante. Je l'ai eu sur le tard, au retour à la maison, en lui changeant la couche après avoir changé celle du Champion. Une terrible impression d'anachronisme en voyant ces fesses de la taille de la tête du Champion. 

J'ai longtemps été une maman poule avec la Chose, mais les soucis de cette grossesse m'ont forcé à déléguer à l'Homme, qui s'est débrouillé comme un chef. Maintenant, nous sommes très occupés avec le Champion, qui est un bébé à bras qui dort mal et en plus semble embêté par un RGO. Du coup, nous sommes fatigués, et souvent très occupés. Il est parfois difficile de ne pas oublier la Chose dans le quotidien, et heureusement que la nounou la prend en charge la journée.

Car le soir venu et le week-end, on se retrouve face à une équation compliquée: qui prend en charge la Chose en recherche de repères et qui s'occupe du Champion en manque de contacts? Tout en gardant patience et sourire, alors que parfois on a juste envie de partir loin sur une île déserte pour dormir.

Bref, je suis bien frustrée de bacler les temps avec la Chose, qui nous le rend bien: elle a du mal à grandir et tient mordicus à ses couches, et se plaint fréquemment de maux de ventre, quand elle voit que son petit frère reçoit des médicaments. 

L'équilibre va revenir un jour j'en suis sûre, mais jusque là la fatigue se fait sentir. Et vous, comment avez vous géré l'arrivée d'un deuxième ou troisième?

 

04/04/2014

Un allaitement inespéré

Quand le Champion est né, tout bleu, on a retardé la tétée d'accueil dont je rêvais. Ma sage-femme m'a rassurée, c'est pour bientôt. Finalement, il n'a touché mon sein que 5 jours plus tard, alors que je nouais une relation passionnelle avec un tire-lait.

Grâce à ma machine infernale, le Champion a eu mon lait dès sa sortie de l'hypothermie par sonde naso-gastrique. Les premières mise au sein avec un Champion endormi ont été stressantes et frustrantes, surtout dans le mouvement des soins intensifs avec surveillance médicale, Champion plein de fils et pesée avant-après.

Ma chance a été de tomber sur des puéricultrices géniales qui ont soutenu et encouragé notre allaitement. DAL, lait au doigt, bouts de sein, DAL accrochés au bout de sein... Quelle joie quand la première fois, il a tété.

Et puis suite au passage en unité kangourou, victoire: la première vraie tétée en tête à tête. Il aura fallu qu'on soit tous les 2 tranquilles pour y arriver. Le Champion a même rapidement refusé les compléments à la seringue, ne voulant mon lait qu'à la source. On a pu rentrer rapidement, enfin chez nous.

Aujourd'hui, il est allaité exclusivement aux (bouts de) seins, et prend bien du poids. Notre allaitement revient de loin, et il doit beaucoup à l'équipe médicale, au soutien de mon Homme et à l'expérience accumulée auprès de la Chose.

Mais c'est loin d'être facile, le Champion tétant toutes les 2 heures la nuit, je suis crevée. En plus, il a encore besoin d'aide pour bien prendre le sein, ce qui l'énerve et donc m'énerve par la même occasion. J'ai parfois des périodes de doute, envie de craquer. Mais, cette stimulation est importante pour lui: se réveiller quand il a faim, s'activer pour faire venir le lait, prendre correctement le sein, autant de stimulations pour le faire avancer.

Et vous, des histoires de tétées à partager?