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29/03/2013

Dans ma maison il y a (copyright marjoliemaman)

Marjoliemaman est peut-être l'une des plus grandes inspiratrices des mamans blogueuses, c'est pour ça que son idée tourne autant sur la blogosphère, alors je m'y mets moi aussi!

Dans ma maison il y a:

- 2 chats, l'un est le plus sage qu'il soit, l'autre le plus bête et casse-tout qu'il soit, mais on les aime les 2

- de la tapisserie arrachées par l'union infernal du chat et de la Chose

- Plus de 100 tortues disséminées dans des armoires et petites maisons

- Des livres de bibliothèque et une bibliothèque pleine de livres

- Du bordel, qui augmente au fur et au mesure de la semaine

- Une envie de 2ème qui nage entre l'Homme et moi, qui se précise plus ou moins selon les jours

- Une Chose rieuse, coquine et qui anime nos vies

- de quoi toujours faire de la pâtisserie

- un menbu hebdomadaire qui n'est jamais respecté

- un Homme qui tente de faire sa grasse matinée malgré notre fille bien bruyante

- 2 aquariums qui donnent trop de travail à l'Homme mais on se résigne pas à les laisser

- des graines qui attendent d'être plantées pour préparer les pousses pour le jardin

- des projets éphémères ou plus durables qui n'attendent que d'être lancés

- un genou maternel défectueux qui aime bien se rappeler à mon souvenir de temps en temps

- de la joie souvent, des rires parfois, et des larmes le plus rarement possible

- une poussette, des poupées avec totoche et biberon, curieux pour un bébé allaité et adorateur de son pouce, comme quoi les contraires nous attirent

- un fumet odorant de couche à changer donc je dois vous laisser!

Et vous, dans votre maison, il y a?

28/03/2013

A beauté variable (défi du jeudi)

La beauté est la chose la plus subjective qui soit. Chaque personne a une notion de beauté différente. Moi je fais même mieux, puisque j'ai une beauté variable.

Elle change selon la période du mois: avant mes règles berk, au moment de l'ovulation je me sens l'égale de Claudia Schiffer.

Elle varie selon le lieu: le miroir du boulot fait ressortir toutes mes imperfections me plongeant dans des abimes de déprime, le miroir de la maison cache d'un air gracieux toute mocheté.

Elle évolue selon les personnes: l'Homme et la Chose me trouvent bien, tandis que ma mère et ma soeur me trouvent démodée.

Elle différe selon les situations: loin de tout miroir, je m'imagine jeune femme conquérente et magnifique, puis je croise un miroir et je remarque un bouton sur le pif!

Elle se modifie selon l'époque: si ado je me trouvais super jolie avec ma queue de cheval, je regarde maintenant les photos, en me disant "oh mon dieu!".

Bref, vous l'aurez compris, je n'ai pas trouvé la définition de ma beauté personnelle, mais pour paraphraser le Petit Prince "l'essentiel est invisible pour les yeux". Et vous, la beauté, ça vous parle?

25/03/2013

A quoi on sert?

Pour ceux du fond qui ont pas suivi, je bosse en Institut Médico-Professionnel avec 6 ados/jeunes adultes handicapés mentaux. Le nom de l'établissement est bien ironique, puisqu'on est très loin du professionnel: Y. qui porte des couches ou A. qui ne peut pas faire une activité d'une demi-heure sans qu'on le stimule sont très loin d'un avenir professionnel.

Non, je les aide à vivre heureux, à trouver leur voie, leur chemin. Je les aide aussi à se relier à nous, à sortir de leur bulle et s'intégrer dans la société. Pour cela, je joue un continuel jeu d'équilibre entre les lois de la société, les besoins particuliers de ces adolescents, les souhaits de leurs parents et de l'institution. Heureusement, je ne suis pas seule sur mon fil d'équilibriste, j'ai une équipe avec moi.

Et puis, j'ai des petits outils que je sors de ma boîte à malice: activité cuisine, peinture, papier maché, informatique, jardinage... Loin de moi l'idée de les transformer en as de la pizza ou en Picasso de l'IMPRO, mais l'activité permet de travailler créativité, expression, motricité, respect des consignes... Loin d'être une fin en soi, elle permet la rencontre.

A mes débuts à l'IMPRO, j'avais du mal à ne pas mettre les jeunes dans une spirale du faire à tout prix, ayant peur de trop de vide. Peu à peu, je me laisse gagner par l'idée qu'ils ont besoin de temps plus libres où il n'y a pas de contrainte mais où ils s'accrochent selon leur choix à ce qu'on propose. Je découvre que chacun a un temps différent, mais que tous ont les capacités de nous interpeller, de nous surprendre.

Et, ils suivent leur chemin peu à peu, à leur ryhtme. Ils évoluent sans qu'on sache d'où ça vient, sûrement le mélange magique de l'âge, de l'évolution de leur personalité, du groupe auquel ils appartiennent, des éducateurs qu'ils ont rencontrés... Peu à peu, on voit Y. commencer à dire "non", A. venir s'asseoir avec nous, X. imaginer des histoires...

Et on continue chaque jour, on sait toujours pas à quoi on sert, mais tant qu'on a la certitude de servir à quelque chose, on continue à venir bosser, chaque jour.