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13/11/2012

Confessions intimes d'une éduc

Je suis une éducatrice passable: je n'ai aucun sens pratique, je perds mes clés 10 fois par jour au boulot, les posant dans un coin et les perdant en retour... Je n'arrive pas à garder mon armoire à fournitures rangée plus de 2 jours, je n'arrive pas à rester sans rien faire une seconde, je m'embrouille quand je parle en réunion. Il m'arrive de bouillir à l'intérieur face à certains jeunes ou collègues, mais je me retiens. Seulement, en rentrant à la maison, ma patience émoussée ne tient plus face à l'Homme ou la Chose.

Je déteste devoir aller réclamer auprès des cadres, mais je suis sans cesse obligée de le faire. Je déteste les conflits, je les fuis, mais je suis obligée d'y aller à chaque fois, révoltée par l'inertie.

Je vais encore changer de collègue, devoir réorganiser une prise en charge, m'habituer à une nouvelle façon de faire, gérer la relation hiérarchique avec la personne qui doit m'aider, accompagner les jeunes dans ce nouveau contact, situation à chaque fois difficile. Je suis fatiguée d'avance de ce changement. Après tout en 3 ans, ça ne fera que la 7ème fois, à cause des dysfonctionnements du quotidien.

Je suis fatiguée quand les décisions éducatives sont freinées par les ego personnel, les limites institutionelles et la fainéantise de certains.

J'ai l'impression parfois de ne plus savoir que proposer face à telle ou telle situation. Je ne comprends pas toujours les parents que j'ai face à moi, j'ai du mal à être empathique face à certains.

Je n'aime pas quand tout le monde se fait la bise et se plante des couteaux dans le dos par derrière.

Je suis une éduc fatiguée, heureusement sauvée par les blagues de K, les sourires de A et les progrès d'Y.

Je voulais écrire quelque chose ce soir, mais pas d'idées. J'ai laissé mes doigts décider, désolé c'est brouillon mais ça fait du bien...

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Commentaires

C'est épuisant comme boulot...comme toi, je suis moins dispo chez moi qu'au boulot...et j'ai affaire à de multiples problèmes institutionnels depusis que j'ai commencé à travailler (managements, conflits entre collègues, dysfonctionnements, problèmes de communication, attaque de familles en souffrance, burn out de collègues etc.)
Je fais ce que je peux et j'essaie de ne pas tout prendre en pleine face pour pouvoir "durer" et ne pas m'épuiser comme un feu de brindilles...et c'est dur de se renouveler, de trouver de nouvelles ressources, de faire face, de continuer, et aussi de se révolter quand ça devient insupportable.

Bon courage et surtout penses à te préserver...pour pouvoir continuer à être là, à être dispo, à ne pas envoyer tout bouler...et aussi pour profiter de ta vie perso ! :))

Écrit par : Maman psychomot | 13/11/2012

je trouve bien décourageant qu'on ne puisse pas rencontrer une structure du social où tout va au moins à peu près bien. Nous sommes là pour accompagner des personnes en difficulté mais, on n'arrive pas à leur proposer quelque chose d'assez cohérent pour que la structure soit agréable pour tous.

Écrit par : working mom | 14/11/2012

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